Utiliser Google Earth pour ses recherches

Je ne vais pas vous le cacher, j’adore Google Earth. J’y passerais des heures et plus encore qu’à ses débuts puisque ce logiciel intègre désormais une foule de renseignements, de photos, de reproductions hallucinantes en 3D des villes et des paysages. On s’y croirait.

Pour Docteur Gray par exemple, n’ayant jamais mis les pieds à Londres (j’en rêve, mais on ne peut pas tout faire), j’y ai passé de longs moments (ainsi que sur YouTube), de même pour Élémentaire Miss Hudson qui se situe dans cette même ville et afin de visiter un peu le quartier proche du 221b Baker Street. En plus de renseigner sur la configuration des lieux, Google Earth m’a permis de trouver l’inspiration pour l’une des scènes, celle du zoo.

Où dénicher Google Earth ?

Si vous ne souhaitez rien télécharger, rendez-vous sur Google maps et passez en mode satellite.

Si vous possédez Chrome, vous pouvez le lancer directement via votre navigateur en version web. D’ailleurs saviez vous que Chrome permet (et permettra bientôt pour tout le monde) de jouer à des jeux en 3D directement dans le navigateur ? Oui, des jeux comme Assassin’s creed ! Mais je m’égare.

Pour le télécharger, vous trouverez le logiciel dans le menu Versions de Google Earth.

Visiter le monde

Revenons à ce petit guide touristique. Si vous possédez Chrome, lancez-le. Sinon, consultez la vidéo ci-dessous qui vous fera la visite vers l’appartement de notre cher Holmes. Vous comprendrez tout de suite pourquoi il peut être si utile à vos recherches.

L’exemple du site vous présentera Paris et ses monuments ultra-connus, mais imaginez d’autres lieux sur le globe, vous êtes directement lié à Wikipédia. Vous pourrez visionner une vue en 3D très réaliste afin de vous y projeter (à défaut de vous y rendre).

Revenez en mode normal, dans le menu (les trois barres horizontales, activez Photos, vous aurez droit à des photos de certains lieux, des vidéos parfois et même des à 360° si disponibles (ça, c’est surtout dans le logiciel).

Soyez curieux et partez à l’aventure, visitez Rome ou Venise !

Toujours sous le menu, personnalisez vos cartes dans Style de cartes afin d’afficher plus ou moins de données.

Quelques lieux sympas à visiter ?  Dans la version web, cliquez sur l’icône en forme de dé, cela vous mènera aléatoirement vers un lieu intéressant.

Lors de la sortie de ces livres, je vous avais préparé deux fichiers compatibles avec Google Earth.

Vassilis

Itinéraire du cirque à travers l'ouest de la France. Fichier KML.

Docteur Gray

Les lieux clés de cette histoire, à travers Londres. Fichier KML.

Si vous êtes curieux, ils sont à votre disposition.

Pour charger ces fichiers sous la version Chrome : Menu > Mes lieux préférés > Importer fichier KML.

Attention, vous devez activer l’importation des fichiers KML dans les paramètres (tout en bas).

Autre utilité, le calcul de distance

Si vous doutez sur le temps nécessaire pour joindre un lieu à un autre, utilisez donc la fonction Itinéraire. L’icône est la dernière à gauche, celle représentant une petite règle.

Trouvez un lieu A, cliquez sur cette règle, puis un lieu B et cliquez sur OK.

Ensuite, selon le type de moyen de transport (et l’époque), vous pourrez définir plus ou moins le temps que dure un voyage. Demandez à Google à quel rythme pouvait avancer un cheval avec cavalier, une locomotive de 1888 ou une caravelle espagnole du 16e siècle et en avant les calculs.

Par exemple, pour La porte de Brecheliant (roman fantastique se basant sur les légendes arthuriennes), je me demandais en combien de temps les chevaliers pouvaient parcourir la distance Camelot-Camlann.

Puisqu’il y a plus d’une possibilité sur la situation géographique de ces lieux mythiques, j’avais alors opté pour South Cadbury (Camelot) ainsi que la plaine de Salisbury (Camlann).

Grosso modo, nous en avons pour 52 kilomètres. Sachant qu’un cheval avec cavalier peut parcourir 40 kilomètres en 7 à 8 heures. Source. En forçant leurs chevaux (le temps étant compté), ils pouvaient y être d‘une traite.

Au passage, à l’époque, les chevaliers ne portaient pas d’armure lourde, mais en cuir hein, si si. Les boites de conserve datent de bien plus tard, demandez à Fabien Campaner  si vous ne me croyez pas :

Encore une fois, je vais loin, mais tout cela pour illustrer encore une fois, comment j’utilise Google Earth pour mes recherches  🙂

Protéger son nom d’auteur

Vous avez mis des heures, voir des jours ou pire encore à choisir votre nom d‘auteur et… Non ? C’est votre véritable nom ? Par grave, ça marche aussi ! Bref ! Vous craignez qu’un beau jour un patronyme identique au vôtre débarque sur la toile et que cela embrouille tout le monde.

— Tu as lu le dernier Gaëlle Laurier ?

— Oh oui, c’est si kafkaïen, si profond. Cela m’a fait réfléchir au sens de ma vie.

— Heu duquel parles-tu ? Passion dans l’espace ou L’amant du métro ?

— Ah… cette Gaëlle-là !

The malaise.

Choisir son nom d’artiste

Selon la loi française, votre nom d’auteur ou pseudonyme… ne peut aucunement constituer un propos raciste, antisémite ou négationniste. Il ne doit pas non plus constituer une injure ni une parole diffamante à l’encontre d’une personne identifiable ou d’un groupe de personnes identifiables.

Si vous optez délibérément pour un Laurent Culer, ça ne passera pas forcément.

Ne faisons pas dans la dentelle, oui il est possible d’enregistrer son nom d’auteur. Qu’il soit le vôtre ou un pseudonyme est alors considéré comme une marque.

Vérifier l’existence (ou non) de son nom d’artiste

En passant, j’espère que vous avez songé à vérifier lorsque vous vous êtes décidé. Sinon…

Pour cela, Google est votre ami.

Vous pouvez également vous renseigner auprès de l’Infogreffe. Et de l’INPI (vous savez ? L’Institut National de la Protection de la Propriété Industrielle).

Faites vos recherches sur votre nom et prénom (pseudonyme) avec et sans accent ainsi que les diverses façons d’écrire (au cas où). Par exemple, avec ou sans tréma pour moi.

Protéger son nom d’artiste

Nous voici dans le vif du sujet.

Auprès de l’INPI ici (en tant que marque, je vous le rappelle). Ensuite auprès de la Sacem (qui s’occupe des collectes et répartitions des droits dus aux auteurs, il faut être membre).

La mauvaise nouvelle, ce n’est pas gratuit 🙁

En tant que développeur web, je conseillerais de même de réserver un nom de domaine à votre nom pour un éventuel blog/site vitrine ou boutique. À moins que ce ne soit déjà fait.

En gros, tout cela, c’est surtout de l’anticipation. Un petit auteur n’aura pas de gros soucis, j’imagine. Mais si jamais vous devenez célèbre, les noms de domaines risque d’être indisponibles. C’est un business existant que d’acheter des domaines aux noms et marques célèbres dès leur succès confirmé pour ensuite les proposer très très chers à la revente.

Concevoir un Service presse

Ou SP pour les initiés.

Non, il ne s’agit pas de Skill points, rangez cette claymore et vos potions de mana.

Un Service de presse, c’est lorsque vous confiez une copie de votre livre papier ou numérique selon les accords passés avec le destinataire, afin que ce dernier le lise, en fasse une critique ou un article qu’il publiera sur le support qu’il réserve à cet effet (blog, page Facebook, journal… ô oui soyons fous).

Il doit être accompagné d’un document reprenant diverses informations utiles à la rédaction de l’article ou de la chronique.

Si vous êtes pris en main par une maison d’édition, logiquement vous n’aurez pas à vous en soucier car cela fait partie de leur travail. Mais si vous vous lancez dans l’auto édition, comme tout le reste il va falloir tôt ou tard rajouter cela à votre (déjà longue) liste de choses à faire.

Un Service presse n’a pas qu’une seule vocation. Il peut présenter un nouveau livre ou annoncer un évènement (salon, dédicaces, etc.). Il peut être proposé outre à des chroniqueurs, à la presse, un organisateur de salon, un libraire et son contenu variera sans doute en conséquence.

Ici, je m’attarderai sur le lancement d’un nouveau roman et sa présentation auprès d’une gentille chroniqueuse.

C’est mignon un SP, mais qu’est-ce qu’on y met ?

Tout d’abord, indiquez clairement la mention SERVICE DE PRESSE, suivie de la date.

Ensuite, le nom de l’œuvre suivit de votre nom d’auteur. C’est également à cet endroit que j’ai ajouté le genre du livre (historique, contemporain, fantastique, etc.). Ainsi, les bases sont posées.

Votre SP doit seconder la chroniqueuse dans la rédaction de son article, qu’elle n’ait pas à trifouiller sur vos comptes Facebook, blog et autre pour obtenir des informations. Donc, si d’autres points vous viennent et vous semblent utile, n’hésitez pas à les inclure.

Aussi, si vous avez plus d’expérience et d’autres conseils à ce sujet, je prends avec plaisir.

Le livre

Vous devez rédiger un résumé (genre quatrième de couverture) condensé ainsi qu’un second, plus complet.  Ou recopier ceux qui vous possédez déjà (mais c’est mieux d’y ajouter sa papatte). Ces informations seront recopiées telles quelles ou serviront de base à l’élaboration de l’article.

Devront suivre les informations techniques de votre livre. Tout ce qui pourrait être utile. Son titre, l’auteur (ou les différents participants), la maison d’édition (ou la mention d’autoédition), le numéro ISBN, la date de parution, ainsi que des données sur le nombre de pages, le prix des divers formats disponibles, les liens de vente.

Ajoutez, si vous le sentez, une petite note de votre part sur la façon dont le texte a été rédigé (première personne, point de vue alternés) ou diverses anecdotes.

Incluez des articles de presse, commentaires de mise en valeur ou critiques si vous disposez de cela.

L’auteur

Rédigez une mini biographie ainsi qu’une seconde plus complète (afin de piocher dans celle qui conviendra le mieux). Ici aussi, elles peuvent être recopiées ou servir d’inspiration.

Faites un petit topo sur vos œuvres éditées, auto éditées, consultables sur votre blog auteur, leur genre ainsi que leur date de sorties. Bref, vos projets passés, présents et futurs s’ils sont concrets.

Contact

Balancez vos liens vers les réseaux sociaux, adresse email, l’adresse de votre blog ou site d’auteur. On doit pouvoir facilement vous contacter.

Si ce SP doit se trouver en téléchargement libre, évitez autant que possible les données sensibles (numéro de téléphone, adresse réelle) sous peine de surprises.

Les photos et illustrations

Il faut que ce soit clair, mais joli. Ajoutez de quoi illustrer l’article de presse sans surcharger. Mais plus encore, créez un pack (une archive ZIP) contenant votre SP  au format PDF et vos images/photos.

Photos de vous (une de bonne qualité et une autre de plus petite taille, optimisée pour le web par exemple). De même pour votre couverture. Si vous possédez d’autres illustrations en rapport (et libre de droit !), songez-y également.

Et c’est tout ?

Non, il vous faut l’envoyer à présent. Ou le mettre en téléchargement sur votre blog, mais vous aurez plus de chance en allant vers les chroniqueurs.

Vous pouvez contacter vous-même les chroniqueurs (soyez courtois tout de même hein, on aime tous ça), faire des annonces sur les réseaux sociaux et dans des groupes spécialisés (par exemple, le groupe Auteurs cherchent avis, chronique ou beta-lecture ou Les blogueurs qui lisent les indés) ou venez faire connaissance des chroniqueurs de notre groupe Romancez-moi ! Vous pouvez également vous inscrire sur le site Simplement.pro.

 

En résumé, faites une jolie présentation, propre et claire. Originale si vous le sentez, mais veillez toujours à ce que les infos soient exploitables et lisibles. N’hésitez pas à mettre ce document à jour avant de l’envoyer de nouveau.

Et bien entendu, n’oubliez pas que vous devez envoyer votre roman au format convenu (eBook ou papier), c’était un peu le but ^^

Les p’tits conseils d’écriture : l’emploi de l’italique

L’italique, c’est lorsque votre texte penche vers la droite. N’allez pas y trouver de consonance politique cachée là-dedans, tout cela n’est qu’affaire de typographie. Par opposition, un texte non italique se dit « romain ». C’est bien mignon tout ça, mais quand doit-on employer l’italique pour bien faire les choses ?

Dans le cadre d’un roman, l’italique marque les pensées. Utilisé dans un texte écrit à la première personne par exemple, il démarque bien le côté narratif et le monologue interne du personnage. Mais pas seulement…

Ohlala, non.

Mais non, j’ai dit italique pas Italie ! Bon bah tant pis.

D’où vient l’italique ?

Des imprimeurs. Oui, mais encore ?

Inventée en 1499 par Francesco Griffo à la demande d’un imprimeur vénitien souhaitant réduire la taille des livres et ainsi en faciliter l’accès aux étudiants. L’italique se nomma alors lettres vénitiennes puis fut renommé selon leur pays d’origine, l’Italie (oui parce que dans le passé, on disait les peuples italiques, ce sont donc des lettres italiennes).

Leur utilisation ne se généralisera que plus tard.

Quand l’employer ?

  • L’italique en littérature sert à capter l’attention du lecteur sur un mot ou une phrase (emphase).

— Nous, insistai-je sur ce mot. Nous en avons hérité. Je suis votre femme, ne l’oubliez pas.
(Extrait de La fiancée de Gravesend)

  • On écrira également en italique tout ce qui n’est pas issu de l’auteur, les citations par exemple. Mais également la préface si elle est rédigée par autrui ainsi que les notes de l’éditeur.
  • Les dédicaces sont à faire en italiques. Ainsi que les sous-titres et les citations situées en début de chapitre (seulement celles-là).
  • Lors de l’écriture d’un nom d’œuvre (littérature ou art en général), de magazine, journal, émission de télévision, film, pièce de théâtre, etc. Exception pour les livres sacrés.

— Je suis allée voir Roméo et Juliette au théâtre.

— Je dois avoir la Bible de Gutenberg quelque part dans ma bibliothèque.

  • Le nom d’un bateau, avion ou tout autre véhicule (le nom propre), mais pas la marque.

Le Titanic, le France. Une Renault Clio sport.

Une formation de X-Wing s’élança contre les vaisseaux de l’Empire.

  • Des noms de créations en tout genre, mais pas un nom de produit.

Qui a encore bu tout le Coca-Cola ?

Je porte du Channel numéro 5.

  • Pour distinguer un nom usuel au milieu de tous ses patronymes.

Louis-Charles-Alfred de Musset.

  • Les textes en langue étrangère, y compris l’argot, les néologismes et les régionalismes. Par contre, on n’écrit pas en italique les mots étrangers francisés.

J’ai enfin envoyé mon curriculum vitae (on dira C.V. pour faire plus court, mais c’est pour l’exemple).

Hey ! Biloute ! (régionalisme ayant sa source dans les Hauts-de-France).

  • Exception, les mots sic, bis, ter, quater… qui résistent encore et toujours (et s’écrivent penchés).
  • Les termes scientifiques, les genres et espèces en botanique et zoologie.

La giroflée (Erysimum cheiri) fait partie de la famille des Brassicaceae.

  • Aux mots ou caractères qui se désignent eux-mêmes (les autonymes). Cela permet d’éviter des confusions parfois.

Mettre les points sur les i.

  • Aux notes de musique. Do, ré, mi, fa, sol, la, si et ut s’écrivent en italique. Notez également que d’énoncer une œuvre classique se fait en italique.

J’aime et j’écoute l’Adagio en sol mineur d’Albinoni interprété par Hauser.

Par contre, les citations, dictons, proverbes et maximes sont écrits entre guillemets, mais pas en italique. Car dans le corps de ces textes peuvent se trouver des mots à mettre en avant. Sauf s’ils sont en langues étrangères comme dit plus haut.

Dans ce genre de cas (et rien que pour compliquer un peu les choses), dans un texte complètement en italique donc, on usera des lettres romaines à la place. Sauf pour l’exemple des notes au-dessus, le sol reste en italique.

Les p’tits conseils d’écriture : se documenter

Il est préférable de se documenter avant d’écrire. Que ce soit sur la profession de vos personnages, une période historique précise, un lieu, les différents aspects et symptômes d’une maladie, une application des lois de la physique (beaucoup d’idées reçues au niveau des voyages dans l’espace par exemple, sont erronées).

Concrètement, voici la marche à suivre que j’ai adoptée pour un projet d’écriture. Il s‘agira (si le projet se développe), d’une romance contemporaine ayant lieu en France.

Tout d’abord, les personnages. À l’heure actuelle, je n’ai pas encore bien fixé la profession de l’héroïne, mais celle du héros sera Cadre d’une grosse entreprise. C’est vaste ! Et là, Google est notre ami. Il nous propose quelques articles traitant du salaire moyen d’un cadre en France (afin de ne pas lui faire dépenser plus que ce qu’il possède), de la différence entre cadre et cadre supérieur, des types de cadres existants afin d‘affiner mon choix et de le rendre plus crédible. Il sera Chef de projet, ça lui va tout à fait pour la suite.

Ensuite, les lieux. Paris où nous nous situerons très brièvement. Pour cela, merci Google encore une fois avec son service Maps (ou son logiciel Google Earth que j’utilise très souvent). Repérer une entreprise existante dans le secteur souhaité, s’en inspirer pour les décors, une petite recherche pour trouver quelques photos de l’agencement intérieur et voilà. L’on a quelque chose de très plausible puisque les descriptions reposeront sur des lieux existants.

Puis la région où se situera le cœur de l’histoire. Je voulais un village pittoresque situé en périphérie de la capitale (ni trop loin ni complètement à côté). Cherchant du côté des « petits villages de France », je suis tombée sur mon bonheur : Lyons-la-Forêt (qui n’est pas du tout proche de la ville de Lyon).

L’histoire se déroule plus précisément dans une ferme offrant un service de gîte. J’aime visiter des logements mis en location sur des sites d’annonces immobilières ou, mieux encore sur le site Airbnb qui propose souvent des photos (très inspirantes). Je m’en servais déjà pour illustrer mes textes de roleplay. Là aussi, un petit tour sur Google Maps afin de noter quelque noms de rues et autres lieux-dits qui pourraient étoffer votre histoire. Un lac, une forêt, l’emplacement de la mairie, tout est bon. Vous pouvez également inventer un lieu tout en vous inspirant de celui existant.

Lorsque vous avez en tête une histoire reposant sur un contexte historique, vous pouvez vous référer à YouTube qui contient pas mal de documentaires. Des chaines spécialisées et très instructives abordent certains aspects très pratiques de la vie dans certaines époques passées. Tels Nota Beneprioattire (spécialisée sur l‘habillement à l’époque victorienne), Secrets d’histoire, etc.

Petit bémol cependant, si vous vous référez à d’autres œuvres de fictions, peut être ne sont-elles pas exactes non plus. Prudence.

En conclusion, outre le fait d’ajouter du réalisme et de l’exactitude dans votre histoire, se documenter peut vous servir de source d’inspiration ou vous conforter dans le déroulement de votre intrigue. Pour exemple, dans mon roman La porte de Brecheliant, j’avais choisi le prénom Morvan pour mon héros principal. L’action se situant en partie à l’époque du roi Arthur, quelle surprise en apprenant que l’un des chevaliers (certes pas le plus connu) se nommait ainsi et que le peu que l’on connait de lui pouvait très bien coller à l’histoire. Je croyais avoir créé Sir Morvan, et le bougre existait déjà.

Les p’tits conseils d’écriture : l’inspiration

Elle peut venir seule, basée sur trois fois rien et même vous harceler nuit et jour. Ou vous abandonner lâchement, vous laissant en berne devant une page vide (brrr… ne songeons pas à ce moment pénible). Il existe de multiples façons de chercher (et trouver) l’inspiration. Mais ici aussi, pas de miracle. Ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionnera pas forcément pour l’autre. Mais il faut tenter !

Sortir de chez soi

Pour ceux dont ce n’est pas un souci, sinon il y a la fenêtre, le voisinage proche, les infos. Un fait divers tout simple peut faire naître une idée. Observer son environnement, s’imprégner d’un décor dans lequel on évolue. La moindre chose peut allumer la petite étincelle qui vous manque.

Musique, maestro !

Écoutez de la musique d’ambiance en rapport avec le thème de votre histoire (épique, romantique, etc.). Fermez les yeux, laissez vous aller à visualiser les scènes de votre histoire, vos personnages, comme dans un film. Vous en trouverez sur les sites tels que Deezer, YouTube.

Se documenter

La phase de recherche est importante. Que ce soit pour vous assurer de ne pas dire de bêtises dans des domaines qui vous échappent, dresser une chronologie (pour les faits historiques réels), se documenter peut vous inspirer. Il vous manque une bataille finale ? Un personnage secondaire ? Puiser dans l’Histoire avec un grand H peut vous remotiver.

De même, regarder des documentaires, lire des livres traitant des sujets évoqués. Pour ce qui est des vidéos, on en trouve sur des plateformes comme YouTube, ainsi que des émissions spécialisées. Votre héros est urgentiste, visionnez les vidéos reportages se situant dans les hôpitaux. J’ai regardé tout ce qui me tombait sous la main à propos de l’univers du cirque pour Vassilis, y compris Joséphine ange gardien (qui n’était pas loin sur certains détails de l’histoire).

Une image vaut mieux qu’un long discours

Des images également (photos, tableaux) peuvent vous inspirer. Des sites comme Pinterest classifiant des photos en masse peuvent vous y aider. Je me souviens que dans le couloir menant au bureau du directeur de mon école, un tableau représentant une ballerine (une reproduction d’une oeuvre d’Edgar Degas je pense) était accroché au mur devant moi. Le temps d’attendre mon tour et je lui avais créé tout un univers.
Inspirer, pas plagier !

Vous pouvez également vous référer à d’autres œuvres de fictions (films, séries, livres) mais attention, ne confondez pas inspiration et plagiat. Il y a une grande différence entre s’inspirer d’une scène ou d’un personnage et le reprendre en tout point.

Souffler, tout simplement

Se focaliser sur l’inspiration qui ne vient pas, ne la fera pas forcément venir. Tous les auteurs ou presque ont des passages à blanc durant lesquels rien ne sort ou alors, rien de bon à leurs yeux. Mieux vaut alors penser à autre chose, libérer son esprit et le laisser batifoler un peu. Une fois reposé, qui sait, il pourrait vous surprendre.

Petite parenthèse : il est conseillé d’écrire avec régularité, durant ces pauses, ne tentez rien sur votre histoire en cours si rien ne vient. Écrivez ce qui vous passe par la tête, vos journées ou un bout d’histoire, même si cela ne se terminera pas en projet accompli. L’important est de ne pas perdre vos habitudes et votre rythme d’écriture.