Faire une couverture pour votre livre, les mentions obligatoires

Faire une couverture pour votre livre, les mentions obligatoires

Certains pensent que la couverture est secondaire, d’autres qu’elle est primordiale. Et aucun n’a franchement ni tort ni raison vu que cela dépend de chacun. Et tant qu’auteur je persiste et signe, la couverture à son importance. Même si vous-même ne choisiriez pas un livre sur base de celle-ci, n’oubliez pas que pas mal de lecteurs, eux, le feront.

D’ailleurs, certaines maisons d‘édition ne misent-elles pas justement sur cette couverture ? Soit en faisant dans la simplicité (marque de fabrique que leur notoriété met en avant), soit en usant de codes graphiques répétitifs et porteur de succès, soit en concevant des livres de toute beauté (avec des reflets, reliefs, dorures, etc.).

Avec une belle couverture, votre livre peut devenir un véritable petit bijou dans une bibliothèque. Et certains lecteurs aiment ça aussi.

Dans un livre, en fait, tout est important, tout doit être soigné. Alors pas de raison de laisser tomber la première chose qui se voit, y compris si au final c’est l’histoire qui se transformera en coup de cœur (ou pas) et non la photo du héros sur la pochette.

Mais ce n’est pas tout, il y a des mentions obligatoires à apporter sur une couverture sans compter les petits tuyaux au niveau du graphisme. Cette fois, je mentionnerai les mentions obligatoires (cela va peut être paraître réchauffé, mais il faut bien passer par là) 

La première (page) de couverture

L’œil du lecteur, du passant qui passe, du curieux qui déambule dans les allées de la libraire  sera attiré par cette page en premier lieu (et en second sur une vitrine virtuelle, le titre passant avant).
Et parlons-en du titre et de tout le reste.

Ce qui est indispensable :

 

Le titre

Lisible. Gare à la police trop sophistiquée, aux couleurs qui ne tranche pas assez avec le fond. Pensez aux sites vitrines qui l’afficheront en petite taille. Bien choisi, il ouvre une première porte sur la curiosité.

Comment trouver un titre ?

Soit il viendra tout seul à vous soit il se fera attendre et désespérer le bougre. Le mieux est de faire une liste des termes en rapport avec votre livre, de faire simple, facile à retenir (évitez les titres comme Hyprodimate comme moi à une époque hein, moi-même je ne parvenais pas à l’écrire de mémoire au début et j’ai laissé tomber :p) et original (qui n’existe pas déjà). Faites un petit brainstorming, n’hésitez pas à demander l’avis de personnes extérieures et choisissez un titre qui vous donnera à vous aussi l’envie de découvrir plus sur votre histoire.

Ne survendez pas votre histoire au moyen d’un titre racoleur non plus. Je me souviens d’un titre qui assurait la présence d’une l’héroïne sympa et celle-ci était une chieuse de première, je n’ai lu que trois chapitres, me sentant bernée et déçue.

Nom(s) d’auteur(s)

Certains auteurs lorsqu’ils sont reconnus usent d’une taille de caractères aussi grande sinon plus que le titre du livre, car ils savent que leur nom fera sans doute toute la différence.

Comme un Stephen King ou un Bernard Werber, le titre pourrait être en tout petit, vous sauriez tout de même ou vous mettez les pieds. Pour ma part je préfère que le titre soit plus visible que le nom d’auteur, car il a une grande importance dans le choix du lecteur (surtout pour les auteurs en herbe). Mais ne le négligez pas pour autant. Il est votre marque de fabrique.

Nom de la saga et des tomes éventuels

Seulement si votre livre fait partie d’une saga (plusieurs tomes). Indiquez en plus petit, mais clairement le numéro de tome. À vous de voir si vous mettez le nom de la saga plus en avant (au niveau taille de caractères) que le titre selon que vous jugerez de son importance.

Maison d’édition

Si vous êtes auto publié, vous n’aurez pas à le faire puisque vous n’en aurez pas. Et si vous êtes publié en maison d‘édition… ben heu non plus, car c’est le graphiste qui s’en chargera (à moins de vous être mis d’accord avec votre éditeur qui vous laissera faire votre couverture de a à z). Bref. Indiquez la maison d‘édition ou son logo, bien souvent cela se situe dans le coin inférieur gauche ou au centre. Et si vous le jugez bon, le nom de la collection, sinon faites-le apparaître en quatrième page.

L’illustration

À moins de vouloir une couverture sobre et épurée (façon Gallimard pour exemple), il vous faudra une illustration. Le gros morceau en fait. L’image, la photo ou le montage qui interpellera, donnera le ton, le mystère, l’aspect joyeux ou romantique, le côté glauque.

Elle doit refléter l’ambiance de votre livre, ne pas mentir, ne pas surjouer (pas trop), être fidèle au contenu et donner envie. Pfiou, ça fait déjà un paquet de choses !

Ce qui devrait sauter aux yeux, c’est le genre. Ou du moins en avoir une bonne idée, car une histoire ne rentrera pas forcément dans une seule case.

Romance ? Un couple, quelques détails qui mettront la puce à l’oreille et qui feront écho à un passage du livre. Coupes de champagne, pétales de roses, menottes (petits canaillous).

Un thriller, misez sur le mystère, l’angoisse, une ombre, l’ombre d’une arme, de la main d’un tueur ou de sa victime. Ou également des détails faisant écho à l’histoire, un décor. Une barque abandonnée au bord d’un lac si le serial killer noie ses victimes.

On remarque d’ailleurs que les couvertures françaises sont très souvent plus épurées que les couvertures américaines, qui sont plus tape-à-l’œil.

Voyons voir ce qui est facultatif à présent :

Un sous-titre, une citation, une phrase d’accroche (bien que je ne sois pas fan de la phrase en première page, je la préfère en quatrième, là où l’on est plus axés sur les suppléments d’informations). Ajoutez-là si vraiment cela colle bien avec votre histoire. Il doit être concis, lisible. Comme je le dirai avec le résumé, « vendez » votre histoire, mais sans surjouer (que le lecteur ne s’attende pas à quelque chose de tout à fait différent de ce qui est annoncé).

Éventuellement, le genre. Discrètement glissé. Mais si votre image est suffisamment expressive, ainsi que votre résumé, nul besoin. S’il s‘agit d’une nouvelle plutôt qu’un roman par contre, mentionnez-le.

N’oubliez pas que si vous avez plusieurs informations à caser sur cette première page qu’il ne faut pas l’alourdir, cela doit rester harmonieux et clair.

Le dos

À ne pas confondre avec la tranche qui est le côté « pages » quoi qu’on vous en dise. Rappelez-vous de Harry Potter et les reliques de la mort et du Monstrueux Livre des monstres dont il faut caresser le dos pour le calmer (et ne pas risquer de se faire mordre du côté de la tranche, mordre… trancher… moyen mnémotechnique, pas de quoi ^^).

Il y a toute une histoire sur cette partie. Avant la fin du 19e siècle, l’on écrivait le titre et le nom de l’auteur à l’horizontale (en tout petit donc). Puis pour des raisons diverses et variées, cela se fit peu à peu à la verticale.

Il y a deux écoles. Soit le texte s’écrit de haut en bas (à l’américaine) soit de bas en haut (à la française). Les Anglo-saxons trouvant plus logique leur manière de faire et plus lisible lorsque les livres sont posés couchés en pile sur un support (une table) ou debout sur une étagère.

Après, c’est vous qui voyez ^^

On y écrit donc le titre et le nom d’auteur, bien au centre. Mieux vaut ne pas surcharger. On peut égayer avec une partie de l’illustration de l’avant (comme une miniature de l’un des personnages, une initiale à la belle typographie, ou quelque chose du genre) ou par la continuité de l’illustration principale (un paysage en fond qui couvre toute la couverture par exemple).

 

La minute vocabulaire.

La tranche est donc le côté « pages ». Vous remarquerez trois types de tranches. La tranche de gouttière, le côté sur toute la hauteur du livre. Mais vous avez également la tranche de tête, celle du dessus et par conséquent, la tranche de queue, en dessous.

 

La quatrième (page) de couverture

Au 19e siècle aux États-Unis, le résumé de la quatrième de couverture était généralement écrit par un autre auteur ou par l’éditeur lui-même. Au fond, l’idée de laisser la parole à un regard extérieur n’était pas plus mal non plus je trouve.

Peu à peu, l’on en vint à utiliser cette partie pour la promotion via un texte accrocheur, chose qui se fit plus tard dans les pays européens. Il faut dire qu’en ces temps, les livres étaient des objets de luxe et la couverture, une jaquette couvrant l’objet en question. Ce n’est que lorsqu’ils se popularisèrent dans les années 50 que les illustrations apparurent (bien qu’il y eut encore un moment durant, d’irréductibles résistants).

Que doit-on indiquer sur cette quatrième ?

Titre et noms

Le titre et le(s) nom(s) de(s) auteur(s). Nul besoin de faire dans la grande taille ici, faites un peu plus voyant que le texte, simplement tout en reprenant la même typographie, c’est plus harmonieux.

De même pour éventuellement le titre de la saga et le numéro de tome.

Le résumé

Comme dit plus haut, il était rédigé autrefois pas un tiers. Aujourd’hui, c’est plus souvent l’auteur qui s’y colle (tout en pouvant être assisté de son éditeur s’il en est).

Le résumé est hyper important. Il doit mettre le ton, vous plonger dans l’ambiance, susciter l’envie d’ouvrir ce livre d’aller plus loin, de le découvrir. Mais attention sans tout dévoiler non plus ! Exercice difficile et pas toujours apprécié, j’en conviens.

Vous pouvez en faire un résumé (résumé de l’acte I), user de phrases d’accroches percutantes ou de questions pertinentes (certains aiment ou détestent les résumés-questions, c’est à vous de voir).

Ou bien même un extrait, un dialogue. Mais attention, il doit à lui seul faire office de résumé et donc, donner quelques points de l’intrigue qui auront le même résultat. Ne pas faire trop mystérieux à ce niveau-là, il doit susciter l’intérêt et non juste offrir un extrait de votre prose.

Et surtout ne spoilez pas la fin non plus ! Imaginez votre tête si au dos du DVD du Sixième sens, il y avait écrit Le Dr Malcom Crowe, psychologue pour enfants est mort depuis plusieurs jours mais son esprit refuse cette éventualité, il erre depuis entre les vivants qui l’ignorent …. Heu mince, j’ai spoilé là ?

Le code ISBN ainsi que le prix

Passons au plus technique. Même si vous comptez faire une couverture épurée ou originale totalement assumée, ces données sont légalement obligatoires.

Le code ISBN peut être fourni par la plate forme d’édition (Amazon vous en offre un si vous le souhaitez, à la création de l’ouvrage et l’apposera même automatiquement si vous le lui autorisez).

Mais il est préférable d’utiliser ses propres ISBN pour qu’il soit bien répertorié. Vous pouvez en commander auprès de l’AFNIL. C’est totalement gratuit, ils vous enverront cela par mail et vous pouvez en demander plusieurs dizaines (je leur en avais commandé 50 afin d‘être large, il n’y a pas eu de soucis)

Ce code ISBN n’est pas à écrire tel quel, il devra l’être sous forme de code-barre. Vous pouvez générer ce code-barres et le sauvegarder afin de l’ajouter à votre couverture via (au choix, je vous mets plusieurs liens au cas ou) :

 

Informations supplémentaires sur l’ISBN
(pour les petits curieux)

Nous en sommes à la norme ISBN-13 depuis 2007. Avant cela, il existait la norme 10 (neuf chiffres plus un de contrôle, un peu comme pour les comptes en banque), mais celui-ci est arrivé à épuisement des stocks.

Ce nombre est divisé en trois groupes : zone linguistique ou pays, l’éditeur, un numéro identifiant le titre et une clé de contrôle.

Le prix

Avec taxe comprise. Obligatoire bien que parfois on l’oublie ^^

Ne vous stressez pas, si vous faites une promotion temporaire, n’allez pas modifier votre couverture, il s’agit du prix de base. Si vous modifiez définitivement ce prix de base par contre, oui, songez à effectuer les modifications (c’est pour cela qu’il faut bien y réfléchir avant :p ).

Les informations facultatives :

Une photo de vous (ou votre avatar officiel) ainsi qu’une mini biographie (pour ma part, je préfère informer de tout cela via mon blog et laisser place au livre et à son histoire).

Un extrait de chronique, critique, une phrase d’accroche motivante.

Et nous voici arrivés à la fin de cette première partie sur les mentions à apporter sur les couvertures. La seconde partie se portera sur l’aspect visuel. À suivre !

Créer un tableau de scènes avec Google Sheets

Créer un tableau de scènes avec Google Sheets

Voici un rapide tuto sur comment créer un tableau sous Google Sheets afin d‘organiser les scènes de votre roman. Il peut s’employer seul ou dans le cadre de la méthode flocon de neige par exemple.

Il vous faut un compte Google, si vous avez une adresse Gmail, utilisez vos identifiants. C’est gratuit, je le précise 

Rendez-vous sur https://docs.google.com

Connectez-vous si besoin (ou créez votre compte) et ouvrez un nouveau document Google Sheets. Il s’agit d’un tableur proche de Microsoft Excel ou de celui d’Open office. Avec moins de fonctions, mais l’on n’utilisera pas celles-ci. Ce qui nous intéresse c’est l’aspect organisation et mise en page.

Vous aurez votre feuille « vierge ».

Les intitulés

Un peu de vocabulaire vite fait : vous avez des lignes, des colonnes et les cases sont des cellules.

Nous allons créer les intitulés de nos colonnes. Attention, ce n’est pas un traitement de texte, si vous employez un retour à la ligne, vous validez votre texte et passez à la cellule suivante.

Vous pouvez intituler vos colonnes comme cela vous convient le mieux, en ajouter ou enlever. J’utilise ces intitulés, ils peuvent vous inspirer :

  • Chapitre
  • Titre (Narrateur)
  • Scène
  • Résumé
  • Conflits/Dénouements
  • Lieu
  • Personnages
  • Date
  • Notes diverses

Chapitre : votre numéro de chapitre. Choisissiez du numérique (1, 2, 3,…) même si vous utilisez des chiffres romains dans votre roman.

Titre (Narrateur) : le titre du chapitre en question. Le narrateur si vous changez de point de vue selon le chapitre.

Scène : le numéro de la scène, il peut y en avoir qu’une seule. Une scène peut être par exemple, située dans un lieu juste avant un déplacement ailleurs. Ou une discussion, précédent une autre scène, celle d’un combat. C’est vous qui voyez.

Résumé : résumé du chapitre.

Conflits et dénouements : cela vous permet de voir l’évolution de l’intrigue.

Lieu : le lieu où se déroule la scène (dans la rue, à la pizzeria, chez Maxime).

Personnages : listez les personnages inclus dans la scène. Cela évite d’en oublier si vous effectuez des modifications ou reprenez votre texte.

Date : quand se passe la scène. Cela peut être une date précise, l’heure ou simplement jour 1, jour 2, trois jours avant la fin du monde, etc.

Notes : si vous avez quelque chose à ajouter. Un dialogue qui vous tient à cœur par exemple.

Taille des colonnes

Dimensionnez la largeur de la colonne selon vos besoins. Cliquez avec le bouton droit de la souris sur la lettre représentant la colonne et choisissez Redimensionner la colonne. La valeur est en pixels, c’est la taille d’un point de couleur à l’écran, c’est très petit en somme.

J’ai choisi ces tailles :

  • Chapitre : 100
  • Titre : 250
  • Scène : 100
  • Résumé : 400
  • Conflits/Dénouements : 350
  • Lieu : 200
  • Personnages : 200
  • Date : 100
  • Notes diverses : 500


Vous pouvez procéder de même pour définir la hauteur des lignes, mais pensez que le contenu sera variable.

Mise en page des intitulés

Sélectionnez vos intitulés et choisissez une police de caractère (lisible), une taille, une couleur de fond, etc.

Cet outil est l’outil bordures. Vous pourrez aisément souligner toute la ligne de vos intitulés. Et l’utiliser par la suite afin de séparer vos chapitres si vous voulez.

Fixer les intitulés

Cela vous permet de voyager dans votre document et, s’il est très fourni (ce qui arrivera forcément), toujours avoir la vue sur les intitulés.

Cliquez droit sur le chiffre représentant la ligne afin de sélectionner toute cette ligne. Puis dans le menu > Affichage > Figer > 1 ligne.

Vous pouvez figer la colonne des chapitres si vous le souhaitez, en procédant de même, mais avec Affichage > Figer > 1 colonne.

Format des cellules

Jusque-là tout va bien, mais lorsque vous commencerez à remplir, vous verrez de suite que ça cloche, votre texte va déborder sur les cellules à proximité plutôt que de rester sagement dans le limites.

Comme ceci :

Utilisez le retour automatique à la ligne. Sélectionnez votre tableau avant, ainsi toutes les cellules resteront sages.

Utilisez également son comparse l’outil aligner pour centrer votre texte (ce sera surtout plus joli pour afficher les numéros de chapitre ou les textes courts).

C’est purement esthétique.

Et voilà ! Plus qu’à faire le plus gros, à savoir : le remplir.

Créer (vite fait) un eBook au format ePub avec Calibre

Créer (vite fait) un eBook au format ePub avec Calibre

Ce tutoriel express vous indiquera comment créer un ePub d’une façon simple (simpliste) et rapide. Cela pourra vous être utile pour créer votre SP par exemple. Vous pourrez, de cette manière créer d’autres formats tel que mobi.

Pour cela, il vous faudra télécharger un logiciel du nom de Calibre. Bonne nouvelle, il est disponible sous Windows, macOS et Linux.

Adresse du logiciel : https://calibre-ebook.com/

Adresse du téléchargement : https://calibre-ebook.com/download

Installez-le.

Mais avant de le lancer, vous aurez besoin de votre texte sous Word. Les titres de vos chapitres devront utiliser le style Titre1 (c’est important pour la suite).

Il vous faudra le sauvegarder au format html de cette manière : sauvegardez votre document, choisissez Enregistrer sous > Autres formats.

Dans la fenêtre déroulante Type, choisissez le format Page web filtrée (*.htm ; *.html)

Vous en avez terminé avec Word, passons à Calibre.

Cliquez sur Ajouter des livres. Votre livre apparaît en haut de la liste.

Sélectionnez-le et cliquez sur Convertir des livres.

Choisissez le Format de sortie EPUB.

Remplissez les champs Titre, Auteur, Éditeur Étiquettes (ce sont les tags ou mots clés), la série s’il s’agit d’un tome. Et n’oubliez pas de charger la couverture (puisqu’il s‘agit d’un ebook, seule la partie avant suffit).

Via le menu sur la droite, rendez-vous sur Apparence et présentation.

Dans l’onglet Texte, choisissez de Justifier le texte.

Sous l’onglet Mise en page, cochez Insérer une ligne blanche entre les paragraphes.

Dans la Table des matières, vous devrez renseigner le style des titres. C’est pour cela que préalablement, vous aurez défini vos chapitres sur Titre1.

Cliquez sur le bouton a la baguette magique face au Niveau 1 et choisissez h1 dans la liste déroulante. H1 correspond au premier niveau de titre et donc Titre1.

 C’est bientôt terminé.

Dans le menu Sortie EPUB, donnez un nom à votre future table des matières (pas la peine de chercher loin, Table des matières ou Sommaire sera suffisant, mais qui sait si vous vous voulez faire plus original).

Et puis c’est tout (pour ce tuto express).

Cliquez juste sur OK en bas et laissez le charme agir.

Votre ePUB est créé, cliquez pour le découvrir (et le tester).

Une belle typographie pour son roman

Une belle typographie pour son roman

Je dois dire que je suis fascinée par les belles typos sur les couvertures. Certains graphistes sont vraiment doués et parviennent à créer une ambiance, résumer tout un monde rien qu’avec le titre. Le choix de la police de caractère, la façon d’agencer les mots, l’ajout d’une frise, d’un dessin ou une légère modification des caractères. Franchement, c’est du grand art.

Et pour mon roman ?

Si vous hésitez, faites simple et lisible. Pas de couleurs criardes ou incompatibles. Certains genres autorisent des couleurs gaies, flashy, girly afin de bien représenter le contenu du livre. C’est justement là toute la subtilité, représenter l’esprit du livre.

Si vous songez à l’édition par voie classique (en maison d‘édition donc), le choix de la police leur reviendra très certainement (et cela vaut mieux, vous allez comprendre très vite pourquoi).

Si vous optez pour l’autoédition, vous pouvez faire votre propre choix.

Mais…

Choisir sa police

Hé oui, il faut choisir une police de caractère que l’on peut employer librement et dans un but commercial (puisque vous comptez vendre). Et c’est là que ça fait mal, car non, les polices disponibles dans Windows ne rentrent pas toutes dans ces cases. Ni même celles définies comme « gratuites » téléchargeables sur le net. Le seul moyen de savoir est de soit consulter le fichier fourni si vous téléchargez la fonte, soit de trouver l’e-mail du créateur et de lui demander directement.

Sans cela, vous pouvez les utiliser pour un emploi personnel (votre courrier ou une carte de vœux, par exemple), voire même sur Wattpad. Mais gagnez le moindre cent en employant cette police et hop, vous êtes dans l’illégalité.

Oui, moi aussi je suis tombée des nues en apprenant cela.

Je pensais sincèrement que les polices préinstallées étaient tout à fait libres d’utilisation, mais non.

Alors soit on emploie des polices dont les auteurs cèdent ces droits à usage commercial gratuitement (j’y reviendrai). Soit on se tourne vers des sites marchands spécialisés. Si vous voulez utiliser une fonte non libre pour votre livre, il vaut mieux s’acquitter des droits d’utilisation. Le souci, c’est que certaines polices sont… comment dire… relativement chères.

Pour exemple, la licence pour la police Garamond coûte 210 €. Autant dire que si on l’achète, on va l’amortir hein ^^

Techniquement

Le moment barbant, celui de la leçon de vocabulaire.

La typographie correspond au type d’écriture, forme et espacement des lettres.

L’espacement est également appelé la chasse.

Vous avez la chasse variable qui est proportionnelle et dépend de la taille de chaque lettre (par exemple, le i est plus étroit que le a). Et la chasse fixe qui utilise le même espacement pour chaque lettre et donne une impression d‘étirement qui peut s’avérer stylé.

La police de caractère est en fait une famille. Vous avez votre fonte déclinée en plusieurs types de graisse (épaisseur) ou de décoration telle que fine, gras, italique, etc. L’ensemble de tout cela est une police de caractère.

Une fonte, c’est juste une partie de la police, genre Helvetica gras.

Empattement. On parlera de fonte avec shérif ou sans shérif (avec ou sans empattement), l’empattement est la petite patte que possède certaines lettres. Il est conseillé d’utiliser une police sans shérif pour les titres de chapitres et les textes courts, les polices avec shérif pour les longs textes.

Les typographies

Ou comment choisir selon le thème de son livre.

Cela va faire très théorique, mais ce n’est pas inutile. Cela peut vous aider à porter votre choix sur une police, une fonte plutôt qu’une autre.

Humanes. Polices classiques. Créées au 15e siècle par les imprimeurs vénitiens, ce sont les plus anciennes. Utilisées pour des ouvrages d’époque, elles donnent aujourd’hui un aspect ancien empli de connaissance et de sagesse. Elles sont d’ailleurs dessinées selon la « divine proportion » (ou nombre d’or), les ouvrages de Leonard de Vinci l’employaient.

On les reconnait notamment par sa lettre e dont la barre transversale est penchée.

Elles évoquent l’ancien, l’histoire, l’élégance, les sciences humaines, les textes sérieux.

Exemples : Centaur, Golden type, Hadriano, ITC Berkeley.

Garaldes. Polices classiques. Garamond cela vous dit quelque chose ? Et bien voilà. Apparues au 16e siècle sous François 1er, elles donnent un côté chic et classe au texte. À l’époque elles étaient employées pour les traités et autres documents officiels ou ludiques.

Elles évoquent le romantisme, l’élégance et sont intemporelles.

Exemples : Bembo, Garamond, Plantin, Sabon, Cochin, Galliard.

Réales. Polices classiques. Fan d’histoire, nous revoici. C’est Louis XIV qui souhaitait une typographie plus moderne et plus lisible. Ainsi naquit Times New Roman. Très utilisées pour les textes longs (c’est d’ailleurs la police réclamée par défaut par toutes les maisons d’édition).

Elles sont classiques, austères et élégantes.

Exemples : Baskerville, Perpetus, Times new roman, Grandjean, Caslon.

Didones. Polices modernes. Inventées durant le Premier Empire et très utilisées à cette époque. Elles ont moins eu la côte ensuite, car elles symbolisaient le pouvoir de l’aristocratie. Aujourd’hui, c’est du passé, le côté luxe et qualité seront appréciés.

Elles sont strictes, logiques, intellectuelles et rigoureuses.

Exemples : Bodoni, Didot, Walbaum, Georgia.

Mecanes. Polices modernes. Elles datent de la révolution industrielle (le nom d’ailleurs aurait du vous mettre sur la voie) et possèdent un côté très mécanique, populaire et ouvrier. Elles rappellent également les anciennes machines à écrire.

Ont donnent un style mécanique, percutant, lisible.

Exemples : Clarendom, Rockwell, Serifa, Courier, Memphis, American Typewriter.

Lineales. Polices modernes. Il s’agit des typographies « sans shérif », c’est-à-dire sans empattement. Parmi les plus utilisées au monde, car elles sont très agréables à lire, épurées et sobres.

Elles sont équilibrées, lisibles, monotones.

Exemples : Futura, Gill sans, Kabel, Univers, Myriad, Helvetica.

Incises. Polices calligraphiques. Les incises évoquent l’ancien, les gravures sur pierre ou sur de la monnaie. Elles sont souvent dépourvues de minuscules et évoquent les jeux de guerre antique. Très bien pour certains romans se situant dans le passé ou souhaitant évoquer un côté martial. Par contre, ne pas les utiliser pour un texte long, elles fatiguent les yeux.

Elles sont typiques des années 50-60, élégantes, froides, administratives, institutionnelles. Elles sont souvent utilisées pour les logos de marques de cosmétiques.

Exemples : Albertus, Optima, Trajan, Gauthier, Copperplate Gothic, Goudy Sans.

Scriptes. Polices calligraphiques. Celles-ci donnent l’impression d’une écriture manuscrite. Souvent très belles, à utiliser avec modération, elles doivent absolument demeurer lisibles (même en petits caractères).

Très utilisées pour des documents personnels (cartes de vœux par exemple).

Exemples : Isadora, Brush script.

Calligraphiques. Polices calligraphiques. Ne pas confondre avec les scripts, car elles donnent également une impression d’écriture à la main, comme leur nom l’indique celles-ci sont plus du domaine de la calligraphie, typé et soigné. Donnent un côté vintage ou exotique selon. Même remarque qu’au-dessus, elles doivent être lisibles.

Elles apportent un style monumental, gothique, médiéval.

Exemples : Libra, Banco, Ondine, Post antiqua, Old English.

Fantaisistes. Le plus souvent décoratives, faites de petits symboles ou personnages ou des lettres aux formes amusantes. Elles peuvent convenir pour des thèmes plus légers, romantiques, ou autres.

De même, prenez garde à leur lisibilité.

Pour un livre, utilisez une police moderne pour les titres et une police classique pour le texte. Pour votre e-book, préférez une police classique pour les titres, et une moderne pour le texte. L’emploi de deux polices simplifie la lecture rapide.

Trouver sa typographie

Ah ! Enfin du concret ! Ou trouver une fonte sans craindre pour cette histoire de liberté d’utilisation à des fins commerciales !

Ici ! Sur https://www.fontsquirrel.com/

Et les autres sites ? Comme Dafont et compagnie ? Hé bien, il ne faut pas se fier aux fontes uniquement gratuites (comme moi avant), mais consulter le petit fichier accompagnant afin de s’assurer que tout va bien. Si rien n’est indiqué, cela ne signifie pas pour autant que vous pouvez l’employer à but commercial. Le mieux est de demander directement à l’auteur, mais là aussi, d’après certains témoignages, ils ne répondent pas forcément. D’où la nécessité de se référer à un site qui annonce clairement que TOUTES ses polices sont gratuites et à la fois pour usage personnel et commercial (je me répète).

Autre chose…

Comme de savoir quelle taille utiliser. Le titre doit être lisible, c’est tout ce qu’on lui demande. Ensuite, tout dépend de votre inspiration. Il peut faire presque toute la largeur de la couverture (je dis presque, car il ne faut pas le coller aux bords et laisser une marge.

Il ne doit pas non plus masquer un élément clé de l’image de fond [ou prêter à confusion].

Liens [peut-être] utiles :

Au cas où vous auriez installé une foule de fontes et ne vous y retrouvez plus, voici les polices initialement installées sur votre PC [Windows].

https://docs.microsoft.com/fr-fr/typography/font-list/index

Faire un trailer, ressources

Faire un trailer, ressources

Je ne vais pas vous apprendre ici à faire à trailer, mais lister des ressources libres de droits *cotillons*

Car, tout le monde sait que Youtube est trèèès tatillon pour ce qui est du respect des droits d’auteur et vire vos créations dès qu’il détecte quoi que ce soit de louche (et même si tout vous appartient, il y arrive).

Pour ce qui est de la conception, il vous faudra quelques outils de base tels que :

  • Un logiciel de montage vidéo.
  • Une bande-son (voire même des bruitages).
  • Des extraits vidéos.
  • Et puis vous, votre imagination et votre talent :p

Montage vidéo

Movie maker par exemple, gratuit avec Windows n’est pas mal pour pour débuter sans se ruiner. S’il ne fait pas partie de vos applications Windows, il est inclus dans le Windows Live Essentials qui est gratuit.

https://support.microsoft.com/fr-be/help/17779

(Cliquez sur votre langue pour le télécharger et décochez ce qui ne vous intéresse pas dans le pack lors de l’installation).

Vous pouvez également investir dans d’autres logiciels plus pros (et plus complexes attention), je vous conseille toutefois de télécharger une version démo avant de vous engager.

Edit: ce logiciel n’étant hélas plus maintenu par Microsoft, il n’est plus disponible. Si vous ne le trouvez pas, contactez-moi.

N’hésitez pas à partager vos sources si vous en avez d’autres, je vous remercie 🙂

L’un de mes premiers trailers :