Je continue sur ma lancée du Comment faire sa promotion (du point de vue d’un auteur essentiellement). Précédemment je vous parlais de Facebook, sans doute le numéro un aujourd’hui pour faire sa promo via les réseaux sociaux. Puis d’Instagram, légèrement boudé j’ai l’impression, mais qui, bien employé, ouvre de belles possibilités. Même s’il fut racheté par ce premier, j’avais omis de le signaler donc, lui aussi se met à algorithmer (néologisme, non ?) nos posts et en ôter la visibilité, quel bonheur.

Cette fois, attaquons-nous à celui que je qualifierais personnellement de second réseau social le plus employé, j’ai nommé Twitter, le petit oiseau bleu.

Mais pourquoi Twitter, oiseau bleu, tout ça ?

Le logo de Twitter, c’est ce petit oiseau bleu vu de profil. Les fondateurs sont très à cheval sur ce symbole et ne tolèrent pas qu’on le détourne, même pour représenter le site. Non, on le garde comme il est, point.

Ce petit zoziau a un nom : Larry. Comme Larry Joe Bird, ancien joueur vedette des Boston Celtics, la ville natale de l’un des co-fondateurs de Twitter.

L’oiseau fut choisi afin de représenter l’envol des tweets (messages) vers l’immensité du réseau. Je dois avouer être déçue de n’y voir aucun rapport avec l’oiseau légendaire. Ou même de cet avion long-courrier ayant hérité du même patronyme. Quoi que… oublions l’avion, il termina ses jours en s‘écrasant. Fausse bonne idée l’avion.

Tout dire, vite fait bien fait

Contrairement à ses deux amis, Twitter est plus concis. Les messages (ou tweets, vous l’avez compris) sont beaucoup plus courts et donc, doivent aller droit à l’essentiel. C’est du microblogging (hop encore du vocabulaire). Auparavant, ils étaient de 140 signes maximum, ils ont été doublés (soit 280 donc). Tout de suite, on se sent déjà plus détendu non ?

Pourquoi ce changement ? Simplement parce que la limite des 140 se basait sur le nombre maximum de caractères d’un SMS, assez arbitrairement d’ailleurs. La langue latine se devant d’utiliser un alphabet et non des idéogrammes, c’était plus complexe d’exprimer autant d’idées que ses homologues chinois, japonais, coréens (pour ne citer qu’eux) en un seul message. Cette inégalité a donc été réparée.

À savoir également si vous l’ignoriez, les @pseudonymes avec l’arobase ne sont pas comptabilisés dans ces 280 caractères.

Pour bien faire, que tweeter ?

Ne mélangez pas (trop) votre vie privée et votre vie d’auteur. S’il est agréable pour les lecteurs d’en savoir un peu plus sur vous, leur raconter votre vie comme vous le feriez à vos amis, à force, je ne suis pas trop sure que ça va leur plaire. Surtout si l’on est tenté de tout relater. Créez un second compte au besoin afin de séparer les deux, Twitter (contrairement à Facebook) ne vous en voudra pas. Alternez entre promotion, extraits de vie, citations, pensées, expériences, avis.

L’avantage puisque c’est court, c’est que vous pouvez écrire régulièrement (éviter de faire trop de posts directement à la suite par contre, cela provoquerait une impression de flood).

Autre chose, que ne pas tweeter ? C’est un peu comme partout, les sujets sensibles, portant atteinte à autrui, l’incitation à la haine et le harcèlement (oui, je te regarde toi en particulier S.P. qui incita de poursuivre le lynchage médiatique d’une autre auteure et vient ensuite jouer les victimes de ce monde injuste, je te regarde). On reste concis, mais courtois.

J’ai vu certains guides conseiller de ne pas hésiter à débattre et provoquer, ça dépend de vous ça, c’est à double tranchant ce truc.

Le texte

Prenez garde aux coquilles dans le texte. On ne modifie pas un tweet, on l’efface et on recommence. Bien entendu beaucoup écrivent en abrégé ou SMS, mais en tant qu’auteur, j’imagine que ce sera plus rare. Et c’est tellement plus joli.

Vous devez être concis donc, si votre message est long, postez la suite en commentaire. Sinon, en terme de promotion, attirez le lecteur et suscitez l’intérêt par un texte intrigant, mis en suspens, qui donne envie d’en savoir plus (puisque la plupart du temps, ce sera pour cliquer sur un lien avec toutes les infos).

Les tags

Encore ! Hé oui. Je vous l’avais dit, les tags c’est la vie ! À force, vous allez devenir des pros en la matière.

N’oubliez jamais les tags, sauf si vous voulez vraiment que votre message n’atterrisse que chez vos abonnés et se fasse clairement oublier ensuite. Mais pas plus de trois.

Pour rappel, les tags ce sont ces mots ou groupes de mots tout collés précédés du signe #, mais il a également les tags avec l’arobase. Sur les autres réseaux sociaux également, mais je sais pas pourquoi, j’ai l’impression que sur Twitter, c’est super plus pratique encore (drôle d’expression). Chaque compte Twitter (Facebook pareil, il a copié le bougre) possède son adresse propre et unique précédée d’un @. Insérer ce nom (enfin, pas pour rien non plus) permet d’avertir son possesseur que vous le mentionnez.

Ceci est pratique si vous voulez toucher une personne (qui a un compte forcément) en particulier. Comme de souhaiter bon anniversaire à votre artiste favori 🙂

Les images

Utilisez un visuel qui représente bien votre message. Une image vaut mieux qu’un long discours disait l’adage, il devait avoir perçu la vision de Twitter. L’on raconte qu’un tweet avec image génère plus de vue. À ne pas omettre donc.

Choisissez une image claire, une image drôle, une infographie promotionnelle, lâchez-vous ! Mais toujours une image de qualité.

Elle doit être d’une taille de 440 x 220 pixels au minimum ou 1024 x 512 pixels au maximum. Bref, un ratio 2 : 1.

Comment trouver des abonnés ?

S’intéresser aux autres. Je me répète, mais c’est le premier pas à faire sur tous les réseaux sociaux. Que ce soit Facebook, Wattpad, Instagram, Twitter. Abonnez-vous aux auteurs, lecteurs, chroniqueurs, maisons d’édition qui vous intéressent et intéressez-vous à eux. Oui, cela peut prendre du temps, ce n’est pas un secret, les réseaux sociaux c’est chronophage. Pas uniquement pour le temps que l’on consacre à lire les actualités, mais le temps passé à commenter.

Et c’est ce qu’il faut faire, sortez votre bonne éducation, votre humour et commentez.

Dès qu’un guide explique comment obtenir des amis/abonnés/follower et j’en passe, il vous dira systématiquement d’inviter vos proches, vos amis, votre famille, vos collègues. Oui, mais… aucun n’a de solution pour les autres qui voudraient justement garder l’anonymat auprès de leurs proches, ou que ces proches ne sont absolument pas tenté lecture ou, tout simplement (cela existe) n’en ont pas (ou si peu). Je fais partie de l’une de ces catégories.

C’est donc le seul moyen, ce sera long, cela ne portera que rarement ses fruits (combien d’auteurs relatent que sur 500 amis, seuls 15 grand max réagissent), mais c‘est comme ça. On ne peut intéresser tout le monde tout le temps même si on le voudrait. D’où ces conseils de commencer vous-même par vous intéresser aux autres, d’être sympa, de ne pas les saouler et avec le temps…

Interpellez et répondez à des auteurs connus ou des Maisons d‘édition. Même s’ils ne vous répondront par forcement (plus le succès est grand plus c’est difficile), leurs propres followers peuvent vous lire et se sentir curieux.

Les listes publiques

J’avoue, j’ai découvert les listes en me documentant pour cet article. C’est d’ailleurs l’un des buts de ceux-ci, apprendre moi aussi : p

Tout d’abord, qu’est-ce que c’est qu’une liste sur Twitter ?

Il s’agit d’une liste de comptes que l’on désire suivre que l’on soit abonné ou non. De base, cela permet de trier un peu son fil d’actualité sans pour autant rater les dernières nouvelles.

Il est possible de créer des listes publiques, mais également privées si vous souhaitez surveiller discrètement les agissements de la cohorte de vos ex par exemple *joke* car être ajouté dans une liste privée ne les informera pas, tandis qu’ils le seront s’il s’agit d’une liste publique (certaines l’auront constaté lors de mes tests, je pense). On appelle ça « une veille » en marketing.

Comment créer une liste ?

Vous cliquez sur votre avatar en haut de l’écran et sous le menu Profil, vous avez Listes. À droite, vous aurez un cadre avec le bouton Créer une liste (sur téléphone, ce sera une icône dans le bas de l’écran). Entrez son nom, sa description et définissez s’il s’agit d’une liste publique ou privée. Dans ce cas, préférez forcément publique.

Par exemple, j’ai créé celle-ci : https://twitter.com/GaelleLaurier/lists/auteurs

Ajouter des comptes (ou enlever)

Rendez-vous sur le compte en question et cliquez sur les trois points à côté du bouton Abonné (ou Suivre si vous n’étiez pas abonné). Cochez le nom de la liste et c’est fait.

Il y a évidemment des limites, seulement 1000 listes par compte et 5000 comptes par listes. Je pense qu’on va s’en sortir ^^

Voilà, c’est fait et cela me sert à quoi en termes de promotion ?

C’est là que je me suis relue une dizaine de fois, à quoi ça va me servir. Au pire, à trier. Au mieux, à informer que vous suivez telle personne et peut être l’inciter à s’intéresser à vous. C’est le même principe partout. S’intéresser pour intéresser les autres (je me fais vieille, je rabâche). Et puis c’est gratifiant pour la personne suivie, elle sait qu’elle est appréciée (sauf si vous jouez à l’auteur égocentrique qui n’aime que ses chiffres, petit tacle en passant).

Promotion payante

Hé oui, Twitter le fait aussi.

Facebook, difficile de ne pas s’en rendre compte, il nous rappelle à l’ordre avec tant de subtilité. Instagram s’y met avec ses comptes professionnels et Twitter, y’a pas de raison.

Vous savez, quasi tous les services gratuits sur le net sont voués à ça, nous avons une partie gratuite uniquement pour inciter à consommer ensuite. Bienvenue dans le monde merveilleux de Mr Capitaliste et de ses amis, faut faire avec ^^

Perso, pour le moment, ce n’est pas au gout du jour, je ne peux donc m’étaler sur son fonctionnement.

En résumé, pour moi Twitter est le second réseau social sur lequel apparaitre. Beaucoup de gens utilisent tant Facebook que Instagram que Twitter et y ajoutent encore d’autres. Mais cela ne signifie pas que tout le monde soit sur plus d’un réseau à la fois. Certains préfèrent Twitter et les écarter parce qu’ils auraient choisi de s’éloigner du grand bouc bleu pour le petit oiseau bleu serait dommage. On peut les comprendre lorsque l’on connait Facebook, mais attention Twitter peut également devenir un véritable nid d’activités ignobles, de chasse aux sorcières, de harcèlement et de toutes les merdes du net. Ce n’est pas parce qu’il est mignon et se targue d’être concis hélas, il faut peu de mots pour blesser autrui.