Gaëlle Laurier

Auteur de romances

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Mallum Discordiae (Laissé tomber)

 Publié le Vendredi 24 Juillet 2015 à 20:15

  • Inscription le 24 juillet 2015.
  • Forum Rpg Percy Jackson.
  • Rôle : Eden Springfellow, fille de Déméter, sang mêlé de la colonie grecque.
  • Avatar : Alexandra Daddario.

La nouvelle avait été plutôt dure à avaler, “ma mère n’est pas ma mère” avait-elle apprit assez  brutalement. Eden, à peine âgée de 11 ans assistait de plus en plus souvent aux disputes de ses parents et ce soir-là, la discussion fut particulièrement violente. Dissimulée dans la cage d’escaliers, elle les écoutaient se disputer, s’envoyer tous leurs griefs à la tête les uns après les autres, de plus en plus difficiles à entendre. Jusqu’à celui qui la marqua, comme une si cela avait provoqué une rupture avec la réalité : “Je ne suis même pas sa mère après tout alors débrouilles-toi avec elle !”.

La porte avait claqué une fois de plus et son père était resté un long moment seul dans la cuisine, les coudes appuyés sur la table, ne semblant plus savoir ou il en était. La fillette s’était finalement décidée à aller l’y retrouver, grimpa sur la chaise face à lui, perdant au passage l’un de ses chaussons à tête de lapin.

  • C’est vrai ce qu’a dit maman ?
  • Ce pas grave mon poussin, ça va s’arranger.

Il tenta un sourire contrit, peu convainquant, se massa le front puis se décida, il était temps de lui dire après tout. Elle était assez grande.

  • Ecoute bien Eden. Ce que tu as entendu est la vérité,  ta maman n’est pas ta vraie maman mais elle t’as toujours aimé. Si elle est partie, c’est à cause de moi, tu n’as rien à te reprocher.

Il venait de prononcer les paroles de tout homme sur le point de divorcer et de devoir s’y résoudre tout en se voulant rassurant avec sa fille. Mais lui-même avait à cet instant, l’impression d’avoir échoué, de n’être plus rien.

  • Papa doit partir en Europe pour son travail et maman n’est pas d’accord mais ce n’est pas que ça, cela fait un moment tu vois que… enfin, il vaut mieux parfois que les grandes personnes se séparent plutôt que de disputer tout le temps, tu comprends ?

Il cherchait ses mots lorsque la petite lui posa la question qui devait bien tomber un jour ou l’autre.

  • Qui est ma vraie maman alors ? Et pourquoi elle n’est jamais venue me voir ?

Il lui raconta alors, tentant de lui expliquer avec des mots simples, sa rencontre avec cette merveilleuse femme, douce et mélancolique alors qu’il était encore étudiant. Il connaissait déjà celle qui allait devenir son épouse peu de temps après et avait malgré tout eu une liaison avec elle, très courte mais suffisante pour apprendre des mois plus tard qu’il était père. Forcément sa jeune épouse le prit très mal et même si elle s’occupa du bébé comme il le fallait lorsqu’elle leur fut apporté tel un symbole de la trahison de son époux, elle lui en tint toujours rancune. Il avoua qu’il n’avait pas toujours été sage même après cela et que donc, au final, sa femme avait craqué et partait pour toujours.

Il hésita encore un moment avant de continuer.

  • Ta maman, ta vraie maman je veux dire, est une déesse. Il ne pu s’empêcher de sourire nerveusement, tant les mots qu’il venait de prononcer semblaient irréalistes. La petite ouvrit de grands yeux surpris. Oui, une déesse, c’est encore mieux qu’une princesse ou qu’une reine mais c’est aussi un secret que tu ne pourras répéter à personne. Personne sauf à ceux qui sont nés comme toi, d’un Dieu ou d’une Déesse...

Quelques semaines plus tard, la petite Eden arriva au campement alors que son père prenait l’avion et quittait les Etats-Unis. Ne se sentant pas très l’aise parmi tant d’inconnus, elle eut beaucoup de mal à s’acclimater au début. On lui demandait souvent si elle voulait s'entraîner, si elle voulait ceci ou cela. Alors que tout ce qu’elle désirait était de retourner auprès de son père. De voir les plus grands se battre à longueur de temps l’effrayait, ne comprenant pas vraiment pourquoi tout le monde était ainsi constamment sur le qui-vive. Elle fini un jour par quitter le camp sans prévenir, tentant de retourner à New-York mais évidement se perdit dans la forêt entourant le campement.

Elle erra longtemps seule, pleurnichant, les jambes et les bras écorchés par les ronces et fini par s’endormir au pied d’un arbre couvert de mousse. Ce qui s’ensuivit, elle ne le raconta qu’à très peu de gens. Comme elle dormait, épuisée par sa longue marche, elle ressenti comme une présence bienveillante auprès d’elle, prête à la protéger de tous les dangers. Cette impression ressemblant à la sensation des bras d’une mère lorsqu’elle vous console, Eden se réveilla couverte d’un manteau de feuilles, tombées sur elle afin qu’elle ne prenne pas froid. Elle reprit sa route et fut attirée par un buisson de baies, celui-ci semblant tendre ses branches vers elle. La petite se frotta les yeux, pensant avoir rêvé puis fut tentée d’en manger tant son estomac criait famine.

Au camp, des recherches furent lancées et ils ne la retrouvèrent qu’au soir du second jour. Sereine et tenant dans ses petites mains un bâton alors encore trop grand pour elle, fait d’une essence de pin et gravé sur toute la longueur. Les plus sages comprirent alors sans qu’il ne soit nécessaire de plus en dire que Déméter lui en avait sans doute fait cadeau.

Plus récemment.

Eden avait fini par s’adapter à sa nouvelle vie au camp. Y suivant des entraînements réguliers, un peu comme tout le monde afin de manier le bâton offert par sa divine mère. Par contre, on la voyait rarement utiliser son don naturel (mis à part celui aidant à faire verdoyer le petit jardin attenant au bungalow des enfants de Déméter). Pour cela, elle préférait s’éloigner du camp. Peut être par crainte de blesser quelqu’un au début puis c’en était devenu une habitude. Certains pensant qu’elle avait juste envie de rester au calme dans ces moments là, son côté “fille de la déesse de la terre” prenant le dessus. Et ce n’était pas faux non plus.

Elle y eut ses premières amitiés, ses premiers déboires, sa première peine de coeur également et même si parfois son père lui manquait, elle y avait trouvé un foyer. Celui-ci s’était d’ailleurs remarié, il vivait à Londres avec son épouse et leur fils âgé de sept ans aujourd’hui. Elle en recevait des photos et des nouvelles régulièrement, sa nouvelle famille pensant qu’elle était resté à New-York avec sa mère. Ce qui était totalement faux, de ce côté là, elle n’avait au contraire, plus jamais eu de nouvelles.

Lorsque vint son dix-neuvième printemps, le poste de chef de bungalow se libéra. Eden désireuse de rester au campement et d’y être utile se proposa alors pour le poste. Il y eut un vote comme il se doit ainsi qu’un entretient sans compter les petites investigations des pensionnaires. Chacun étant venu la voir afin de lui poser des questions sur la façon dont elle gérerait tel ou tel problème. Vu son caractère doux mais tout de même réfléchit, sociable et bienveillante, sans compter qu’elle semblait capable de bien s’occuper des affaires domestiques tel que l’entretient, elle obtint le poste. C’est suite à cela qu’elle reçu Lily de la part d’un anonyme, pensant qu’il s‘agissait d’un cadeau de félicitation.

Derniers commentaires
Ah fallait que je j'me trompe, voila c'est fait, Gaffe du lundi check !
— Gaëlle, celle du blog oui ^^, le Lundi 18 Juin 2018
Par contre, le lien pour l'article nous amène directe sur Wattpad à partir de la newsletter. Je sais pas si c'est normal, tu connais mes qualités de nunuche du net 2.0 lol
— encore romane , le Lundi 18 Juin 2018
Je rigole en te lisant, époustouflée d'avoir les mêmes idées (morbides ou des envies de meurtres lol) lorsque certains se plaignent de ne pas avoir leur 150ème commentaires et que, et que, et que... Tout le monde sait que la pitié fait vendre. Pleurniche et tout à coup tout le monde vient te taper sur l'épaule pour te dire "on est là, t'en fais pas, t'es géniale...". Cela m'agace prodigieusement, mais la déprime de l'auteure est réelle parce que l'on ne maitrise que peu de chose dans le monde de l'édition. C'est un gouffre sans fond et il vaut mieux avoir pris quelques cours de spéléologie pour éviter de s'auto-enterrer vivant. Et je ne te parle pas des hormones, sources perpétuelles de haut et de bas, de rire et de larmes, bref, du yoyo émotionnel pas toujours simple à gérer. En tout cas, j'adore ton article. Et bon courage pour les Wattys.
— Romane de mon petit nom, le Lundi 18 Juin 2018

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