L’embrasser ? Comme ça sur commande ! Sans aucun sentiment ni même désir. Bien que… il était si bien fait que si je me forçais un peu, tâchant d’oublier le genre d’homme qu’il était… il aurait pu me plaire. Oui, il m’aurait certainement plu si ce n’avait été un pirate, un vendeur d’esclaves, un… Mais pas comme ça, sur son ordre.

C’était notre marché, je devais exécuter sans discuter. Je me penchai et pressai mes lèvres sur les siennes. Elles étaient épaisses, douces et son haleine avait un parfum de rhum.

— C’est tout ?

Je réitérai, m’attardant plus longuement. Je le sentis happer ma lèvre inférieure entre les siennes, venir chercher ce baiser qu’il m’ordonnait sans faire preuve de la moindre brutalité. Je suivis ses mouvements, telle une élève appliquée en plein cours pratique. Ce n’était pas désagréable au fond. Juste encore cette pensée vers ce qui m’avait mené à lui qui gâchait tout. Il n’eut aucun geste, ni brusque ni tendre. Juste sa bouche qui se faisait gourmande. Je me faisais docile, je me faisais une raison. Au moins je ne serai pas vendue. J’aurais pu atterrir dans un endroit sordide, bien pire que ce qui se passait ici. Il aurait pu me violenter.

— Bien, fit-il me poussant légèrement du nez. Un baiser plus profond à présent. Mais avant allonge-toi sur moi, à califourchon.

Je me redressai, juste de quoi observer ce qui m’attendait. Il était nu et son membre tendu serait en contact avec moi. Seigneur, il était de belle taille, je ne voulais pas de ça en moi ! Jamais !

— Allons ! insista-t-il sans hausser le ton.

— Je n’ai jamais fait ça, je ne peux pas !

— Je te demande seulement de te placer au-dessus de moi. Et sans discuter, c’est ce dont nous avions convenu.

Je me demandais par moment si j’avais affaire à ce capitaine si effrayant dont les autres parlaient, il s’amusait de la situation et affichait un air détendu.

— Ensuite, embrasse-moi et ouvre les lèvres, laisse-moi faire.

Je plaçai une jambe de chaque côté de ses hanches, me penchant ensuite afin de couvrir son corps. À mes yeux, il respirait la virilité, je me sentis honteusement émoustillée de me trouver dans cette posture, à la fois dominante et à sa merci. Son membre pulsait entre mes cuisses. Il était chaud et je n’osai bouger le bassin de crainte que d’un mouvement involontaire, il me pénètre. J’ignorais si après s’être amusé à me commander il n’allait pas finalement user de sa force, me retourner et me prendre. Il y avait de grandes chances et je préférai que ce soit le plus tard possible.

Je me penchai, mes seins frôlaient son torse velu. Ses poils chatouillaient mes mamelons me faisant éprouver un début de volupté dont je ne voulais pas. Je m’allongeai sur lui.

Lorsque je l’embrassai de nouveau, sa langue s’immisça entre mes lèvres, venant à la rencontre de la mienne, jouer avec elle. Était-ce d’être ouverte, si proche, peau contre peau, ou ce baiser si tendre ? Mon corps se détendit, je me sentis fébrile, moite. J’aimais de plus en plus ces sensations que cela éveillait au creux de mes cuisses. J’espérais finalement qu’il ne cesse pas trop vite.

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