Passion dans l'espace

Nouvelle érotique voguant dans un nuage de science-fiction.

Alors qu’elle se rend sur la Cinquième lune de Calisto afin de rejoindre son père, le vaisseau de Kara est attaqué par les hommes du capitaine Travis. Craignant d’être vendue comme esclave, elle choisi de se mettre à son service, espérant qu’il l’épargne.

Mais le charismatique capitaine aura d’autres projets pour elle, des projets bien plus sensuels.

Extrait, chapitre 1

Nous avions quitté le mode hyperespace depuis dix bonnes minutes à présent. Les lunes de Calista étaient en vue, telles des billes nacrées dans l’immensité sombre de la galaxie. D’ici à quelques minutes, nous serions escortés jusqu’à la plateforme d’amarrage, j’allais enfin retrouver mon père.

Depuis qu’il avait été nommé gouverneur de la Cinquième lune, il ne m’avait donné que de rares nouvelles. J’espérais qu’il soit heureux de me revoir et qu’il se porte bien.

Je me trouvais sur le pont principal. Une immense baie transparente offrait un panorama de l’espace à trois cent soixante degrés. L’impression d’être si peu de chose à côté de ce vaste l’univers m’étreignait tout entière et je ne pouvais m’empêcher d’admirer cet océan parsemé d’étoiles à perte de vue. Un petit groupe d’hommes passèrent derrière moi. Il y avait peu de femmes à bord et je devais avouer que j’attirais de ce fait tous les regards masculins dès que je sortais de ma cabine. Certains ne devaient pas en avoir vu de près depuis des mois.

— Tiens la fille de cette ordure de gouverneur, cracha l’un d’eux.

— Vivement que le capitaine Travis lui coupe la tête.

Seigneur, parlaient-ils de moi ? Et de qui ce capitaine inconnu voulait-il la tête ? Tout de même pas de mon père ! Quel genre de monstre pouvait vouloir cela ? Mon père avait toujours été honnête et il ne devait pas en être autrement. Bien entendu, je ne l’avais plus revu depuis tellement longtemps, mais il n’avait pu changer à ce point. Ce devait être d‘ignobles mensonges proférés par des gens jaloux, voilà tout.

Je fis mine de n’avoir rien entendu, pris un air digne et m’éloignai. Intérieurement j’étais perturbée. Comment pouvait-on souhaiter aussi froidement la mort d’un homme dont l’unique but était le bien-être de toute une colonie ?

Une voix numérique provenant du système de communication nous informa de regagner nos cabines. Ce que je fis. Le vaisseau perdit de la vitesse, je vérifiai que je n’avais rien oublié dans les placards et les tiroirs lorsqu’elle nous interpella de nouveau.

Ceci n’est pas un exercice. Que personne ne quitte sa cabine jusqu’à nouvel ordre. Je répète, ceci n’est pas un exercice.

J’entendis le déclic de verrouillage de la porte et m’empressai de vérifier, impossible de l’ouvrir. Que se passait-il donc ? De nouveau l’ordre de rester cloitré nous parvint, se répétant en boucle. Puis il fut masqué de parasites, jusqu’à être coupé et remplacé par une autre voix, masculine.

Bonjour chers passagers. Non ceci n’est pas un exercice, mais un sabordage dans les règles de l’art. Veuillez effectivement demeurer dans vos cabines jusqu’à ce qu’on vous en déloge. Aucun mal ne vous sera fait. Merci pour votre collaboration.

Le discours était dit sous le ton de la plaisanterie, mais il n’y avait pas de quoi s’en amuser. Nous étions si près du but et attaqués par… par qui au juste ? Que faisaient les autorités ?

Je n’avais pas le choix, j’étais enfermée et tous les systèmes de communications, internes ou externes avaient été coupés. Je ne pouvais que me fier à mon père, il saurait très vite dans quelle situation nous nous trouvions et ferait le nécessaire, j’en étais sûre.

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