Je ne suis pas un homme facile

Je ne suis pas un homme facile

Il y a quelques semaines, j’ai pu visionner Je ne suis pas un homme facile, un film de Eléonore Pourriat avec le talentueux Vincent Elbaz (cela se sent a quel point je le trouve bon ?).

Et je le conseille vivement.

Imaginons un monde où le statut machiste des hommes est devenu celui des femmes. Elles portent la culotte, touchent les plus gros salaires, sifflent les mecs dans la rue. Tandis que les hommes s’épilent, s’occupent des enfants, font la cuisine, sont sexualisés. Bref, un monde totalement inversé à ce niveau.

Imaginons ensuite un mec (de notre monde), dragueur invétéré (le genre de gars qui a dû éditer le livre Les 20 meilleurs baratins pour coucher avec une nana le premier soir, projeté dans ce monde inversé. Et bien entendu, tombant dans les griffes de son alter ego féminin.

Vincent Elbaz, rappelez-vous, c’est le Dove de La vérité si je mens 1 et 3 (remplacé par Gad Elmaleh dans le 2), plus qu’un physique agréable, c’est un très bon acteur. Cela m’avait échappé jusqu’au jour où je suis tombée sur une pièce de théâtre (dont je ne trouve plus le nom). Il y incarnait un homme dont la femme alcoolique se laisse lentement aller vers un point de non retour, il était tout bonnement émouvant (tite larme et tout).

Depuis, il a également tourné une série policière mêlant comédie et action très très sympa, No limit. Tant le film que le comédien, à découvrir si ce n’est déjà fait.

Sherlock

Sherlock

Ou comment, finalement, j’ai craqué et visionné la série (enfin à l’heure actuelle, je suis en cours de saison 2).

Nous avons tous nos héros. Qu’ils soient issus de la littérature, de la bande dessinée ou même tirés de films ou de séries. Personnellement, je n’en compte que deux qui soient sacrés (sauf oubli) et l’un d’eux est Sherlock Holmes.

Son esprit de déduction m’aura toujours fasciné ainsi que son tempérament « so british », mais… même s’il s’agit d’un personnage fictif (hélas d’ailleurs), un personnage est et sera toujours pour moi tel qu’un succès du Top 50 original : on ne touche pas !

Car oui, j’ai un léger problème avec ce que je qualifierai de « remake ». Tendant certes à adapter une œuvre au gout du jour ou, pire, selon la vision du p’tit gars bien chanceux (ou assez riche) de pouvoir réaliser/produire ladite œuvre. Parfois ça passe et… parfois non. Pas du tout même. Et si je pardonne aux coiffures et barbiches à la mode actuelle dans des reprises de films historiques, les anachronismes monstrueux destinés à arranger le scénario ou coller au « politiquement correct » du moment, je fais un gros gros blocage lorsqu’il s’agit de dénaturer la personnalité du ou des héros. Bref, les OOC (Out of Characters), c’est bien dans les fanfictions, pas dans les reprises (avis purement personnel, j’insiste).
Donc même si Robert Downey Jr faisait un Sherlock très sexy (il faut l’avouer tout de même), il m’était déjà resté en travers de la gorge. Les films étaient techniquement très bien, je ne critique pas cela, juste qu’il… enfin, je n’ai même pas regardé le second film jusqu’au bout, c’est pour dire.

C’est donc après avoir entendu parler de cette série (j’avoue surtout entendu parler du couple Holmes-Watson imaginé par les fans, on parle bien plus souvent de cela que des prouesses de mentaliste du bonhomme, c’est dommage tout de même !) que finalement, je m’y suis lancé.

Vedict : je suis déçue.

Oui, déçue qu’il n’y ait que si peu d’épisodes. Sincèrement, juste trois par saison ? Juste trois saisons (plus 2 HS si j’ai bien suivi). Quel format bizarre et frustrant au possible, mais c’est comme ça.

Mais à présent, je comprends mieux l’intérêt des amateurs de cette série.

Bref, j’adore. Encore !

Z’avez vu ? Pas un spoil. Rien.