Faire sa promotion sur Instagram

Il y a quelque temps déjà, un article sur comment Faire sa promo sur Facebook était sorti. Je ne voulais pas en rester là et poursuivre avec les deux autres grands réseaux sociaux régulièrement employés à cet effet. Et voici donc, alors que tout le monde attendait avec impatience le chapitre sur Twitter… tadaaa ! Instagram.

Ne soyez pas déçu, il est bien aussi. Certes, plus orienté photos et vidéos, mais justement ne vous ai-je pas dit d’utiliser des éléments visuels pour vos promos ? Avec Instagram, difficile de faire autrement. Vous devez attirer l’œil. Bien avant un texte, l’œil captera l’image et, espérons-le, développera de l’intérêt.

Instagram, c’est tout de même un gros morceau côté visibilité, des millions d’utilisateurs. Et, selon certaines sources, très utilisé par des femmes jeunes de tout horizon, si elles font partie de votre lectorat, foncez.

Cependant, il y a…

Les « faux followers »

Ah cool ! Igor au nom pas facilement prononçable pour une non-habituée des langues slaves comme moi s‘est abonné. Mouais, mais Igor ne va pas comprendre de quoi mes publications parlent, et il fait du sport. Bien. Et il « like » trois images au hasard qui n’ont rien à voir entre elles. Oui pourquoi pas. Et… et puis plus rien.

Qu’est-il arrivé à Igor ? A-t-il quitté le net ? A-t-il abandonné la muscu ? Ah non, il est toujours là. Mais alors, pourquoi ne plus réagir à aux publications ? Il ne les aime plus ? *tristesse*

Non, c’est parce que Igor est un faux follower.

Oui, il va gonfler votre chiffre d’abonnés, mais il ne s’intéressera pas à vous. Il espère juste un abonnement en retour. Alors, souhaitez-vous voir Igor et ses tablettes de chocolat entre deux promos pour produits hyper protéinés ? Tapez 1… heu… abonnez-vous. Ou pas.

Il y a de très nombreux faux abonnés, la chose est courante sur d‘autres plateformes. Aime-moi et je t’aimerai en retour. Ça marche ou pas, c’est vous qui voyez, mais cela ne fait pas de nouveau lecteur tout ça, juste un chiffre plus rondouillet qui ne reflète pas la réalité.

Avec le temps, j’ai également capté le pourquoi de cette technique. C’est vrai, de prime abord, pourquoi aller quémander des abos si ni l’un ni l’autre n’est intéressé ? Le chiffre ? Bah pour quoi faire ? Détrompez-vous, le chiffre est très important si vous comptez vous lancer dans un partenariat. Alors pour un auteur, je vois mal en quoi cela peut servir à moins qu’il n’ait une autre activité que de publier ses promos et quelques médias en rapport, mais pour Igor (reprenons notre exemple), il vend ses produits. Il a besoin de sponsors sans doute, d’investisseurs, de partenaires, de sous. C’est son business. Donc un partenariat, pour lui, est très utile. Et que demandent (entre autres) ces partenaires ? Je vous le donne en mille. Qu’il y ait du monde de touché par ces placements de produit, beaucoup de monde. Et tout ce monde, il faut bien l’attirer d’une manière ou d‘une autre.

Ensuite, c’est discutable, car cela ne constitue pas un véritable public, mais bon.

Et comment je trouve de vrais followers moi ?

En postant et utilisant les tags, ils peuvent vous trouver. Instagram est terriblement tags.

En vous abonnant vous-même à des comptes d’auteurs, maisons d’édition ou tout en rapport avec la lecture. En répondant (sympa, courtois et tout hein) aux commentaires, vous pouvez dénicher quelques curieux.

Ne faites pas vos pubs en commentaire, par pitié (sauf autorisation).

Sur PC, en cliquant sur l’espèce de boussole (menu Exploration), vous aurez quelques propositions.

Sur téléphone (le mien en tout cas, sous Android), appuyez sur le petit bonhomme en bas à droite puis les trois lignes parallèles des réglages et choisissez Contacts à découvrir.

Les hashtags

J’en parlais déjà ici, mais on en apprend tous les jours.

Ils sont très importants afin d’être remarqué et vous pouvez en mettre plus que sur Facebook et Twitter réunis. Jusqu’à 30 en tout ! Ils peuvent être insérés partout dans le texte, à sa suite ou même dans le premier commentaire (pour être pris en compte).

Vous pouvez utiliser des tags communautaires en rapport avec votre publication. Par exemple, pour un auteur, le #livrestagram petit frère du #bookstagram plus international. Mais aussi #instalivres#booklover. Cliquez, vous verrez 🙂

Par contre, prenez garde à ne pas utiliser de terme banni. Instagram a dressé une liste noire. Les utiliser serait vous porter préjudice (je sais, ça complique tout).

Mince ! Mais comment savoir si le tag que je veux utiliser est banni !?

Il existe des listes sur le net et parfois payantes, mais le moyen le plus sur de savoir est d’entrer ce tag dans la boite de recherche. Il va apparaitre, il y aura des publications, mais glissez la page et vous verrez ce message (exemple fait avec le mot desk) :

Les publications récentes de #desk sont actuellement masquées, car la communauté Instagram a signalé du contenu qui ne respecte peut-être pas ses règles.

Donc, ne pas utiliser les tags interdits.

Il en existe de définitifs et de temporaires. En général, il s‘agit de termes touchant à la nudité ou au sexe, à des thèmes controversés également, c’est compréhensible.

N’utilisez pas de hashtags n’ayant aucun rapport avec le thème de l’image, il est possible pour les utilisateurs de bloquer vos publications dans ce cas, ce qui vous portera préjudice et vous enlèvera de la visibilité.

Il est également conseillé de ne pas toujours mettre les mêmes tags sous peine d‘être pris pour l’un de ces utilisateurs (à la noix) utilisant des logiciels chelous. Voir pourquoi juste en dessous.

Le shadowban

Qu’est-ce que c’est ? Des descendants des Nazgul ? Non, être shadowban signifie que seuls vos abonnés verront vos publications contenant certains hastags. Car tout vient de là.

Comme partout, il y a des enfoirés de tricheurs à la noix qui ne peuvent s’empêcher de… Pardon, je m’emporte. Je disais donc qu’il y a de petits malins qui, n’obtenant pas ce qu’ils veulent, utilisent d’autres procédés. En utilisant des logiciels spécifiques, ils génèrent plus de vues, de j’aime et d’abonnements qui utilisent des mots-clés tendance. Et, de ce fait, Instagram faisant la chasse à ces guignols (pardon pour les fans de la marionnette), la plateforme à dressé quelques contraintes.

Votre bio

Souvent très brève allant droit à l’essentiel, ne la négligez pas. Si un visiteur tombe sur votre promo, il doit savoir qu’il est bien sur le compte de l’auteur. Les liens que vous indiquez, contrairement aux publications, seront cliquables. Profitez pour y ajouter votre blog, page Fb ou lien promo. Il faut tout de même qu’on vous retrouve en dehors d’Instagram.

L’image

L’image est très importante et j’imagine que vous posterez plus de photos et de montages que de vidéos.

L’idéal sur Instagram et de réaliser des choses très personnelles. Si vous possédez votre livre en format broché par exemple, posez-le sur un joli support (une couverture, une table de bois, une pierre, cela dépend du style de livre), dressez un petit décor (romantique avec des fleurs, une tasse de thé, là aussi selon le genre du livre) et prenez-le en photo.

Sinon, postez votre couverture. J’imagine que vous l’avez faite avec soin et amour.

Vous avez le choix entre trois formats :

  • Le carré de 1080×1080. Minimum 510×510 (la taille à laquelle elle sera affichée).
  • Le mode paysage de 1080×566. Minimum 600×400.
  • Le mode portrait de 1080×1350. Minimum 600×749.

Tout ça en pixels 🙂

Si votre image n’est pas conforme à ce ratio, elle sera coupée :/

C’est gentil tout ça, mais mes promos sont sur mon PC pas mon téléphone

Vous pouvez utiliser de petits logiciels dédiés, mais, en général, ils vous proposent également de gruger et de gonfler vos stats donc on va éviter.

Sinon, je connais une méthode. Il existe une application Instagram sur PC. Allez voir dans votre Windows store (je n’ai pas Apple, mais tentez tout de même). Celle-ci ne permet malheureusement pas l’envoi de photos via PC. Mais vous possédez également l’application Photos (si vous êtes sous Windows 10), utilisez-la pour visionner l’image promotionnelle, cliquez droit sur celle-ci et Partagez via l’appli Instagram.

Les plages horaires

Compliqué de se mettre d’accord, l’un vous dira « tous les jours », l’autre deux fois par semaine. Il y a plusieurs écoles et surtout, cela dépend de votre activité.

Si vous utilisez Instagram à but promotionnel uniquement, le matraquage publicitaire peut s’avérer néfaste. Donc, levons le pied. Si vous postez ou partagez diverses choses, une fois par jour, pourquoi pas.

Selon des études, poster le week-end est déconseillé, car moins visité. Ainsi que la semaine entre 15 et 16 heures. Conseillé du lundi au jeudi sinon, à toute autre heure.

Comme pour Facebook, autant vous référer à vos propres statistiques. Mais une fois encore, les utilisateurs de PC seront lésés. Je n’ai pas trouvé les stats sur mon ordi. Sur téléphone par contre, allez dans Réglages et vous les verrez.

En résumé, Instagram n’a peut être pas la côte en comparaison de Facebook, mais ce serait dommage de s’en priver si l’on a le temps et l’énergie nécessaire pour s’y consacrer.

A lire, dans le même goût : Faire sa promotion sur Facebook.

Chronique pour La muse de Callidromos (Et tu lis encore Emma)

Une chronique, une vraie, la première pour La muse de Callidromos, par Et tu lis encore Emma vient de voir le jour…

A lire ici !

Une très belle lecture entre combats à mort et amour naissant qui emmène le lecteur sur les routes de la Rome Antique.

Ma note :

8/10

Ceci est un copier/coller, l’original est consultable ici

Tout d’abord, je remercie l’auteure Gaëlle Laurier pour ce service presse et sa confiance.

Nous avons ici le premier roman auto-édité de Gaëlle et moi qui adore découvrir de nouvelles plumes j’ai sauté sur l’occasion.

Thétis et Gwydion sont esclaves. Gwydion est gladiateur et son but est de gagner sa liberté en combattant à Rome. Les deux jeunes gens vont devoir passer une nuit ensemble et leurs destins s’en trouveront à jamais liés.

Ce roman a été pour moi une très belle découverte, tant par l’histoire que par la plume de son auteure. Je ne pense d’ailleurs pas m’arrêter là et lire les autres livres de cette jeune auteure très prometteuse. J’ai vraiment aimé suivre Thétis et Gwydion dans leur périple, même si les combats de gladiateurs ne sont pas les scènes les plus tendres que l’on puisse trouver. Il faut dire que le Callidromos (surnom donné à Gwydion pour sa rapidité) est un combattant hors normes et qu’il va devoir défendre chèrement sa vie tant dans l’arène qu’en dehors. Son destin se retrouve lié à celui de la belle Thétis et si au départ il la voit comme une charge, il va rapidement comprendre qu’elle lui est indispensable.

Malgré la violence se déroulant au fil des pages, j’ai trouvé que ce livre était écrit tout en douceur. Gaëlle Laurier a une plume captivante et harmonieuse et elle réussit à rendre les émotions et sentiments des personnages très justement. On comprends d’autant mieux leurs pensées qu’il y a à chaque chapitre un changement de narrateur. Thétis et Gwydion alternent leurs points de vue et nous permettent ainsi de mieux les appréhender.

L’histoire est aussi très belle malgré les sévices et agressions subies par les personnages. L’histoire qui lie nos deux héros est émouvante, leur rapprochement au fil des pages est touchant alors qu’autour d’eux ne règnent que mort et cupidité. La dureté de la vie d’esclave est très bien rendue, la brutalité quotidienne, la peur et les coups nous sont relatés avec beaucoup de pudeur même si l’on sent le mal les entourant. Les personnages sont, quant à eux, vraiment attachants. Thétis est courageuse et forte même si elle semble être délicate et fragile. Gwydion, lui est malgré sa force et son statut de gladiateur un homme doux. Les personnages secondaires sont également attendrissants, j’ai particulièrement aimé Amasis pour sa loyauté.

L’étrange machine du Professeur Sarin, critique

Une bien belle surprise de découvrir cette critique sur Wattpad. Il y a quelques temps, j’avais proposé la fiction L’étrange machine du Professeur Sarin auprès du compte ScienceFictionFr, répertoriant les histoires de ce genre sur la plate-forme.

Cette fiction fait depuis partie des découvertes (la troisième) de leur recueil La bibliothèque du vaisseau que je vous invite à consulter si vous aimez la S-F. Le résumé ainsi que la critique se trouvent ici (et vous l’avez même en audio 🙂 !

 Eh bien Voyageureuses, vous êtes déjà de retour ? Quoi ? Non, vous ne m’avez jamais vu mais nous parlons entre Bibliothécaires. Vous avez déjà fini votre histoire ? J’espère qu’elle vous a plu. Une nouvelle ? Voyons voir, ce que j’ai à vous proposer…
Ah ! Venez découvrir le Système solaire des Neuf de GaelleLaurier.
Le destin de L’étrange machine du Professeur Sarin vous attend.

Du haut de ses quatorze ans, Iluna Ekson rêve de seconder son père dans son entreprise de transport de fret spatial. Malheureusement, quand leur plus gros client, la Confrérie d’Hélis, décide de se passer de leurs services, la jeune fille et sa famille doivent débarrasser le plancher dans les plus brefs délais. Un mystérieux professeur, Monsieur Sarin, souhaite profiter des capacités de stockage de leur vaisseau cargo pour se rendre, lui et son étrange machine, jusqu’à la Terre où il veut présenter son prototype à un congrès scientifique.. La famille Ekson, à défaut d’une meilleure opportunité, accepte la mission, non sans négocier le voyage contre une coquette somme.

Le trajet ne se passera évidemment pas comme prévu et changera à jamais la vie d’Iluna.

En parallèle, nous découvrons Jared Kerid, capitaine en second sur une mission diplomatique de routine à bord du Xionis, vaisseau militaire de pointe du Système des Neuf. Dragueur et ambitieux, Jared a du mal à accepter son rôle de subordonné… mais il reste malgré tout un homme à la loyauté dévouée à ses supérieurs.

Malheureusement le Xionis est attaqué et son équipage est fait prisonnier par la Confrérie d’Hélis : le quartel commercial est à la recherche d’un homme leur ayant volé un prototype expérimental très puissant et ils sont prêt à tout pour le récupérer. Jared ne parvient à s’échapper qu’in-extrémis… et pourtant il n’a pas fini d’entendre parler de cette foutue machine ! A peine sorti d’affaire, ses supérieurs, en la personne du général Duncan, le lancent de nouveau à la poursuite de l’infernale invention, dont il ignore tout.

Ces deux intrigues de prime abord parallèles projeteront nos deux héros dans une aventure aux enjeux terribles. Pris au milieux de luttes politiques, ils seront confrontés au choix impossible d’agir seuls ou de faire confiance à un système dont ils ne connaissent pas les motivations.

L’avis d’Onir :

Les personnages sont accrocheurs. Leurs personnalités sont opposées et leurs histoires assez différentes pour que l’alternance des points de vue soit un réel atout. Les deux sont des archétypes : l’héroïne naïve, investie d’une mission et n’ayant qu’une parole, et le militaire, dragueur, qui désire avant tout une promotion. Ils fonctionnent très bien ensemble et offrent un duo qui régale. La naïveté d’Iluna nous permet d’apprendre avec elle, un procédé narratif efficace que l’autrice maîtrise à merveille. Jared, lui, nous montre l’aspect plus politique et nous rappelle que deux systèmes solaires sont sur le point d’entrer en guerre à cause de cette machine.

Par ailleurs, l’autrice ne nous ensevelit pas sous une multitude d’informations concernant son univers. On le sent riche et développé mais, outre un lexique clair et concis au début, aucune explication lourde ne coupe la narration. Il n’est pas sans rappeler Star Trek, par ses titres militaires par exemple, permettant aux lecteurices de se retrouver dans des références communes.

Même si l’intrigue n’en est qu’à son début (27 chapitres, quand même…) et qu’on peine un peu à voir où elle va mener les personnages, le scénario parait très prometteur ! La politique y est centrale et l’on sent que les deux héros vont rapidement y être confrontés d’une manière ou d’un autre. Des enjeux qui les dépassent planent au-dessus de leur tête.

D’ailleurs s’il devait y avoir un bémol à l’histoire, il serait là : il faut presque dix-neuf chapitres aux deux héros pour se rencontrer et, durant ce temps-là, on n’en sait que très peu sur le fonctionnement de la machine et encore moins sur ce qu’elle va devenir. Néanmoins, les derniers chapitres publiés mettent en scène les tests du prototype, et commencent à lever les nombreuses et légitimes interrogations de læ lecteurice.

Que va devenir le prototype ? Jared et Iluna vont-ils le livrer à Hélis ou au système des Neufs ? S’en servir ? Le détruire ? Il faut espérer que l’autrice publiera vite la suite afin de nous révéler le destin de l’étrange machine du Professeur Sarin.

Critique par Onir_Ynao

Voix par cestdoncvrai

Musique : Art of Silence par Uniq

Chronique pour Scandales à Easton Creek (Satine’s books)

Voici la première chronique pour Scandales à Easton Creek. Par Satine’s books.

C’est une belle histoire qui parle de différence, de peur, d’amour mais aussi de jalousie. Bref, les filles, vous allez adorer !

Ce fut un beau moment de lecture. La plume de l’auteure est très agréable. Elle est légère et sensible mais aussi intransigeante et assez dure quand il faut. C’est très bon, l’auteure maitrise son intrigue et ses personnages. Cela est très plaisant à lire. J’espère avoir la chance de lire un nouveau roman de cette auteure que j’ai pris plaisir à découvrir.

Ma note :

15/20

Je remercie beaucoup Évidence Éditions pour ce nouveau Service Presse. En effet, le genre assez original que nous proposait l’auteure ici m’a fait de l’œil. Scandales à Easton Creek relate une histoire d’amour dans le Far West du 19ème siècle. N’ayant jamais lu de livre sur cette période ; j’ai foncé.

J’ai passé un bon moment avec ce roman. Il y a beaucoup de points positifs. En effet, j’ai beaucoup aimé l’alternance des points de vue entre Eden et Thomas. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que les chapitres sont assez courts : cela apporte beaucoup de dynamisme à l’histoire et on ne s’ennuie pas J’ai aussi beaucoup aimé l’intrigue : en effet, même si le cadre et le décor sont assez originaux, l’histoire d’amour entre deux êtres qui viennent de milieux sociaux bien différents n’est pas forcément très originale. Mais Gaëlle Laurier a réussi à rendre ce roman très intéressant.

On a deux personnages principaux : Thomas Valentine et Eden Sullivan. Thomas Valentine est un jeune homme qui a fait de la prison pour avoir accidentellement tué un homme. On comprend son histoire au fil des chapitres. Il est difficilement accepté par les habitants des villes et villages dans lesquels son père et lui ont tentés de se reconstruire. Son père étant pasteur, c’est très délicat, avec la réputation de son fils, d’être reconnu comme pasteur fidèle à Dieu. J’ai trouvé la relation père/fils assez touchante : son père ferai tout pour Thomas. La prison a rendu le jeune homme assez froid et distant avec les autres mais aussi avec lui-même. Par moment, il donne l’impression d’avoir peur de ses propres réactions.

De l’autre côté, nous avons Eden Sullivan qui fait partie d’une famille d’hommes. Sa mère étant morte, elle peut compter sur son père et sur ses frères pour la défendre. Institutrice d’Easton Creek, c’est une femme intelligente et très belle. Elle est courtisée par des hommes mais reste dans son coin. Elle a déjà vécu une histoire d’amour qui s’est très mal terminée. Mais la présence de Thomas va tout changer pour elle.

À travers différents scandales que l’on va essayer de coller à Thomas, on suit l’évolution de cette relation qui est très émouvante. En effet, j’ai beaucoup aimé l’évolution de ces deux personnages. En effet, la jeune Eden stricte et froide devient une jeune femme désireuse et désirable. Thomas apprend lui à laisser parler son cœur, à s’ouvrir aux autres et à laisser entrevoir la personne qu’il est réellement. Donc même si la romance prime sur cette histoire, il y a quand même une autre histoire : qui met la ville sans dessus dessous, qui sont ces gens que l’on dit « bien vus » et qui font tout et n’importe quoi pour remettre Thomas en prison ?