Faire sa promotion sur Twitter

Je continue sur ma lancée du Comment faire sa promotion (du point de vue d’un auteur essentiellement). Précédemment je vous parlais de Facebook, sans doute le numéro un aujourd’hui pour faire sa promo via les réseaux sociaux. Puis d’Instagram, légèrement boudé j’ai l’impression, mais qui, bien employé, ouvre de belles possibilités. Même s’il fut racheté par ce premier, j’avais omis de le signaler donc, lui aussi se met à algorithmer (néologisme, non ?) nos posts et en ôter la visibilité, quel bonheur.

Cette fois, attaquons-nous à celui que je qualifierais personnellement de second réseau social le plus employé, j’ai nommé Twitter, le petit oiseau bleu.

Mais pourquoi Twitter, oiseau bleu, tout ça ?

Le logo de Twitter, c’est ce petit oiseau bleu vu de profil. Les fondateurs sont très à cheval sur ce symbole et ne tolèrent pas qu’on le détourne, même pour représenter le site. Non, on le garde comme il est, point.

Ce petit zoziau a un nom : Larry. Comme Larry Joe Bird, ancien joueur vedette des Boston Celtics, la ville natale de l’un des co-fondateurs de Twitter.

L’oiseau fut choisi afin de représenter l’envol des tweets (messages) vers l’immensité du réseau. Je dois avouer être déçue de n’y voir aucun rapport avec l’oiseau légendaire. Ou même de cet avion long-courrier ayant hérité du même patronyme. Quoi que… oublions l’avion, il termina ses jours en s‘écrasant. Fausse bonne idée l’avion.

Tout dire, vite fait bien fait

Contrairement à ses deux amis, Twitter est plus concis. Les messages (ou tweets, vous l’avez compris) sont beaucoup plus courts et donc, doivent aller droit à l’essentiel. C’est du microblogging (hop encore du vocabulaire). Auparavant, ils étaient de 140 signes maximum, ils ont été doublés (soit 280 donc). Tout de suite, on se sent déjà plus détendu non ?

Pourquoi ce changement ? Simplement parce que la limite des 140 se basait sur le nombre maximum de caractères d’un SMS, assez arbitrairement d’ailleurs. La langue latine se devant d’utiliser un alphabet et non des idéogrammes, c’était plus complexe d’exprimer autant d’idées que ses homologues chinois, japonais, coréens (pour ne citer qu’eux) en un seul message. Cette inégalité a donc été réparée.

À savoir également si vous l’ignoriez, les @pseudonymes avec l’arobase ne sont pas comptabilisés dans ces 280 caractères.

Pour bien faire, que tweeter ?

Ne mélangez pas (trop) votre vie privée et votre vie d’auteur. S’il est agréable pour les lecteurs d’en savoir un peu plus sur vous, leur raconter votre vie comme vous le feriez à vos amis, à force, je ne suis pas trop sure que ça va leur plaire. Surtout si l’on est tenté de tout relater. Créez un second compte au besoin afin de séparer les deux, Twitter (contrairement à Facebook) ne vous en voudra pas. Alternez entre promotion, extraits de vie, citations, pensées, expériences, avis.

L’avantage puisque c’est court, c’est que vous pouvez écrire régulièrement (éviter de faire trop de posts directement à la suite par contre, cela provoquerait une impression de flood).

Autre chose, que ne pas tweeter ? C’est un peu comme partout, les sujets sensibles, portant atteinte à autrui, l’incitation à la haine et le harcèlement (oui, je te regarde toi en particulier S.P. qui incita de poursuivre le lynchage médiatique d’une autre auteure et vient ensuite jouer les victimes de ce monde injuste, je te regarde). On reste concis, mais courtois.

J’ai vu certains guides conseiller de ne pas hésiter à débattre et provoquer, ça dépend de vous ça, c’est à double tranchant ce truc.

Le texte

Prenez garde aux coquilles dans le texte. On ne modifie pas un tweet, on l’efface et on recommence. Bien entendu beaucoup écrivent en abrégé ou SMS, mais en tant qu’auteur, j’imagine que ce sera plus rare. Et c’est tellement plus joli.

Vous devez être concis donc, si votre message est long, postez la suite en commentaire. Sinon, en terme de promotion, attirez le lecteur et suscitez l’intérêt par un texte intrigant, mis en suspens, qui donne envie d’en savoir plus (puisque la plupart du temps, ce sera pour cliquer sur un lien avec toutes les infos).

Les tags

Encore ! Hé oui. Je vous l’avais dit, les tags c’est la vie ! À force, vous allez devenir des pros en la matière.

N’oubliez jamais les tags, sauf si vous voulez vraiment que votre message n’atterrisse que chez vos abonnés et se fasse clairement oublier ensuite. Mais pas plus de trois.

Pour rappel, les tags ce sont ces mots ou groupes de mots tout collés précédés du signe #, mais il a également les tags avec l’arobase. Sur les autres réseaux sociaux également, mais je sais pas pourquoi, j’ai l’impression que sur Twitter, c’est super plus pratique encore (drôle d’expression). Chaque compte Twitter (Facebook pareil, il a copié le bougre) possède son adresse propre et unique précédée d’un @. Insérer ce nom (enfin, pas pour rien non plus) permet d’avertir son possesseur que vous le mentionnez.

Ceci est pratique si vous voulez toucher une personne (qui a un compte forcément) en particulier. Comme de souhaiter bon anniversaire à votre artiste favori 🙂

Les images

Utilisez un visuel qui représente bien votre message. Une image vaut mieux qu’un long discours disait l’adage, il devait avoir perçu la vision de Twitter. L’on raconte qu’un tweet avec image génère plus de vue. À ne pas omettre donc.

Choisissez une image claire, une image drôle, une infographie promotionnelle, lâchez-vous ! Mais toujours une image de qualité.

Elle doit être d’une taille de 440 x 220 pixels au minimum ou 1024 x 512 pixels au maximum. Bref, un ratio 2 : 1.

Comment trouver des abonnés ?

S’intéresser aux autres. Je me répète, mais c’est le premier pas à faire sur tous les réseaux sociaux. Que ce soit Facebook, Wattpad, Instagram, Twitter. Abonnez-vous aux auteurs, lecteurs, chroniqueurs, maisons d’édition qui vous intéressent et intéressez-vous à eux. Oui, cela peut prendre du temps, ce n’est pas un secret, les réseaux sociaux c’est chronophage. Pas uniquement pour le temps que l’on consacre à lire les actualités, mais le temps passé à commenter.

Et c’est ce qu’il faut faire, sortez votre bonne éducation, votre humour et commentez.

Dès qu’un guide explique comment obtenir des amis/abonnés/follower et j’en passe, il vous dira systématiquement d’inviter vos proches, vos amis, votre famille, vos collègues. Oui, mais… aucun n’a de solution pour les autres qui voudraient justement garder l’anonymat auprès de leurs proches, ou que ces proches ne sont absolument pas tenté lecture ou, tout simplement (cela existe) n’en ont pas (ou si peu). Je fais partie de l’une de ces catégories.

C’est donc le seul moyen, ce sera long, cela ne portera que rarement ses fruits (combien d’auteurs relatent que sur 500 amis, seuls 15 grand max réagissent), mais c‘est comme ça. On ne peut intéresser tout le monde tout le temps même si on le voudrait. D’où ces conseils de commencer vous-même par vous intéresser aux autres, d’être sympa, de ne pas les saouler et avec le temps…

Interpellez et répondez à des auteurs connus ou des Maisons d‘édition. Même s’ils ne vous répondront par forcement (plus le succès est grand plus c’est difficile), leurs propres followers peuvent vous lire et se sentir curieux.

Les listes publiques

J’avoue, j’ai découvert les listes en me documentant pour cet article. C’est d’ailleurs l’un des buts de ceux-ci, apprendre moi aussi : p

Tout d’abord, qu’est-ce que c’est qu’une liste sur Twitter ?

Il s’agit d’une liste de comptes que l’on désire suivre que l’on soit abonné ou non. De base, cela permet de trier un peu son fil d’actualité sans pour autant rater les dernières nouvelles.

Il est possible de créer des listes publiques, mais également privées si vous souhaitez surveiller discrètement les agissements de la cohorte de vos ex par exemple *joke* car être ajouté dans une liste privée ne les informera pas, tandis qu’ils le seront s’il s’agit d’une liste publique (certaines l’auront constaté lors de mes tests, je pense). On appelle ça « une veille » en marketing.

Comment créer une liste ?

Vous cliquez sur votre avatar en haut de l’écran et sous le menu Profil, vous avez Listes. À droite, vous aurez un cadre avec le bouton Créer une liste (sur téléphone, ce sera une icône dans le bas de l’écran). Entrez son nom, sa description et définissez s’il s’agit d’une liste publique ou privée. Dans ce cas, préférez forcément publique.

Par exemple, j’ai créé celle-ci : https://twitter.com/GaelleLaurier/lists/auteurs

Ajouter des comptes (ou enlever)

Rendez-vous sur le compte en question et cliquez sur les trois points à côté du bouton Abonné (ou Suivre si vous n’étiez pas abonné). Cochez le nom de la liste et c’est fait.

Il y a évidemment des limites, seulement 1000 listes par compte et 5000 comptes par listes. Je pense qu’on va s’en sortir ^^

Voilà, c’est fait et cela me sert à quoi en termes de promotion ?

C’est là que je me suis relue une dizaine de fois, à quoi ça va me servir. Au pire, à trier. Au mieux, à informer que vous suivez telle personne et peut être l’inciter à s’intéresser à vous. C’est le même principe partout. S’intéresser pour intéresser les autres (je me fais vieille, je rabâche). Et puis c’est gratifiant pour la personne suivie, elle sait qu’elle est appréciée (sauf si vous jouez à l’auteur égocentrique qui n’aime que ses chiffres, petit tacle en passant).

Promotion payante

Hé oui, Twitter le fait aussi.

Facebook, difficile de ne pas s’en rendre compte, il nous rappelle à l’ordre avec tant de subtilité. Instagram s’y met avec ses comptes professionnels et Twitter, y’a pas de raison.

Vous savez, quasi tous les services gratuits sur le net sont voués à ça, nous avons une partie gratuite uniquement pour inciter à consommer ensuite. Bienvenue dans le monde merveilleux de Mr Capitaliste et de ses amis, faut faire avec ^^

Perso, pour le moment, ce n’est pas au gout du jour, je ne peux donc m’étaler sur son fonctionnement.

En résumé, pour moi Twitter est le second réseau social sur lequel apparaitre. Beaucoup de gens utilisent tant Facebook que Instagram que Twitter et y ajoutent encore d’autres. Mais cela ne signifie pas que tout le monde soit sur plus d’un réseau à la fois. Certains préfèrent Twitter et les écarter parce qu’ils auraient choisi de s’éloigner du grand bouc bleu pour le petit oiseau bleu serait dommage. On peut les comprendre lorsque l’on connait Facebook, mais attention Twitter peut également devenir un véritable nid d’activités ignobles, de chasse aux sorcières, de harcèlement et de toutes les merdes du net. Ce n’est pas parce qu’il est mignon et se targue d’être concis hélas, il faut peu de mots pour blesser autrui.

Faire sa promotion sur Instagram

Il y a quelque temps déjà, un article sur comment Faire sa promo sur Facebook était sorti. Je ne voulais pas en rester là et poursuivre avec les deux autres grands réseaux sociaux régulièrement employés à cet effet. Et voici donc, alors que tout le monde attendait avec impatience le chapitre sur Twitter… tadaaa ! Instagram.

Ne soyez pas déçu, il est bien aussi. Certes, plus orienté photos et vidéos, mais justement ne vous ai-je pas dit d’utiliser des éléments visuels pour vos promos ? Avec Instagram, difficile de faire autrement. Vous devez attirer l’œil. Bien avant un texte, l’œil captera l’image et, espérons-le, développera de l’intérêt.

Instagram, c’est tout de même un gros morceau côté visibilité, des millions d’utilisateurs. Et, selon certaines sources, très utilisé par des femmes jeunes de tout horizon, si elles font partie de votre lectorat, foncez.

Cependant, il y a…

Les « faux followers »

Ah cool ! Igor au nom pas facilement prononçable pour une non-habituée des langues slaves comme moi s‘est abonné. Mouais, mais Igor ne va pas comprendre de quoi mes publications parlent, et il fait du sport. Bien. Et il « like » trois images au hasard qui n’ont rien à voir entre elles. Oui pourquoi pas. Et… et puis plus rien.

Qu’est-il arrivé à Igor ? A-t-il quitté le net ? A-t-il abandonné la muscu ? Ah non, il est toujours là. Mais alors, pourquoi ne plus réagir à aux publications ? Il ne les aime plus ? *tristesse*

Non, c’est parce que Igor est un faux follower.

Oui, il va gonfler votre chiffre d’abonnés, mais il ne s’intéressera pas à vous. Il espère juste un abonnement en retour. Alors, souhaitez-vous voir Igor et ses tablettes de chocolat entre deux promos pour produits hyper protéinés ? Tapez 1… heu… abonnez-vous. Ou pas.

Il y a de très nombreux faux abonnés, la chose est courante sur d‘autres plateformes. Aime-moi et je t’aimerai en retour. Ça marche ou pas, c’est vous qui voyez, mais cela ne fait pas de nouveau lecteur tout ça, juste un chiffre plus rondouillet qui ne reflète pas la réalité.

Avec le temps, j’ai également capté le pourquoi de cette technique. C’est vrai, de prime abord, pourquoi aller quémander des abos si ni l’un ni l’autre n’est intéressé ? Le chiffre ? Bah pour quoi faire ? Détrompez-vous, le chiffre est très important si vous comptez vous lancer dans un partenariat. Alors pour un auteur, je vois mal en quoi cela peut servir à moins qu’il n’ait une autre activité que de publier ses promos et quelques médias en rapport, mais pour Igor (reprenons notre exemple), il vend ses produits. Il a besoin de sponsors sans doute, d’investisseurs, de partenaires, de sous. C’est son business. Donc un partenariat, pour lui, est très utile. Et que demandent (entre autres) ces partenaires ? Je vous le donne en mille. Qu’il y ait du monde de touché par ces placements de produit, beaucoup de monde. Et tout ce monde, il faut bien l’attirer d’une manière ou d‘une autre.

Ensuite, c’est discutable, car cela ne constitue pas un véritable public, mais bon.

Et comment je trouve de vrais followers moi ?

En postant et utilisant les tags, ils peuvent vous trouver. Instagram est terriblement tags.

En vous abonnant vous-même à des comptes d’auteurs, maisons d’édition ou tout en rapport avec la lecture. En répondant (sympa, courtois et tout hein) aux commentaires, vous pouvez dénicher quelques curieux.

Ne faites pas vos pubs en commentaire, par pitié (sauf autorisation).

Sur PC, en cliquant sur l’espèce de boussole (menu Exploration), vous aurez quelques propositions.

Sur téléphone (le mien en tout cas, sous Android), appuyez sur le petit bonhomme en bas à droite puis les trois lignes parallèles des réglages et choisissez Contacts à découvrir.

Les hashtags

J’en parlais déjà ici, mais on en apprend tous les jours.

Ils sont très importants afin d’être remarqué et vous pouvez en mettre plus que sur Facebook et Twitter réunis. Jusqu’à 30 en tout ! Ils peuvent être insérés partout dans le texte, à sa suite ou même dans le premier commentaire (pour être pris en compte).

Vous pouvez utiliser des tags communautaires en rapport avec votre publication. Par exemple, pour un auteur, le #livrestagram petit frère du #bookstagram plus international. Mais aussi #instalivres#booklover. Cliquez, vous verrez 🙂

Par contre, prenez garde à ne pas utiliser de terme banni. Instagram a dressé une liste noire. Les utiliser serait vous porter préjudice (je sais, ça complique tout).

Mince ! Mais comment savoir si le tag que je veux utiliser est banni !?

Il existe des listes sur le net et parfois payantes, mais le moyen le plus sur de savoir est d’entrer ce tag dans la boite de recherche. Il va apparaitre, il y aura des publications, mais glissez la page et vous verrez ce message (exemple fait avec le mot desk) :

Les publications récentes de #desk sont actuellement masquées, car la communauté Instagram a signalé du contenu qui ne respecte peut-être pas ses règles.

Donc, ne pas utiliser les tags interdits.

Il en existe de définitifs et de temporaires. En général, il s‘agit de termes touchant à la nudité ou au sexe, à des thèmes controversés également, c’est compréhensible.

N’utilisez pas de hashtags n’ayant aucun rapport avec le thème de l’image, il est possible pour les utilisateurs de bloquer vos publications dans ce cas, ce qui vous portera préjudice et vous enlèvera de la visibilité.

Il est également conseillé de ne pas toujours mettre les mêmes tags sous peine d‘être pris pour l’un de ces utilisateurs (à la noix) utilisant des logiciels chelous. Voir pourquoi juste en dessous.

Le shadowban

Qu’est-ce que c’est ? Des descendants des Nazgul ? Non, être shadowban signifie que seuls vos abonnés verront vos publications contenant certains hastags. Car tout vient de là.

Comme partout, il y a des enfoirés de tricheurs à la noix qui ne peuvent s’empêcher de… Pardon, je m’emporte. Je disais donc qu’il y a de petits malins qui, n’obtenant pas ce qu’ils veulent, utilisent d’autres procédés. En utilisant des logiciels spécifiques, ils génèrent plus de vues, de j’aime et d’abonnements qui utilisent des mots-clés tendance. Et, de ce fait, Instagram faisant la chasse à ces guignols (pardon pour les fans de la marionnette), la plateforme à dressé quelques contraintes.

Votre bio

Souvent très brève allant droit à l’essentiel, ne la négligez pas. Si un visiteur tombe sur votre promo, il doit savoir qu’il est bien sur le compte de l’auteur. Les liens que vous indiquez, contrairement aux publications, seront cliquables. Profitez pour y ajouter votre blog, page Fb ou lien promo. Il faut tout de même qu’on vous retrouve en dehors d’Instagram.

L’image

L’image est très importante et j’imagine que vous posterez plus de photos et de montages que de vidéos.

L’idéal sur Instagram et de réaliser des choses très personnelles. Si vous possédez votre livre en format broché par exemple, posez-le sur un joli support (une couverture, une table de bois, une pierre, cela dépend du style de livre), dressez un petit décor (romantique avec des fleurs, une tasse de thé, là aussi selon le genre du livre) et prenez-le en photo.

Sinon, postez votre couverture. J’imagine que vous l’avez faite avec soin et amour.

Vous avez le choix entre trois formats :

  • Le carré de 1080×1080. Minimum 510×510 (la taille à laquelle elle sera affichée).
  • Le mode paysage de 1080×566. Minimum 600×400.
  • Le mode portrait de 1080×1350. Minimum 600×749.

Tout ça en pixels 🙂

Si votre image n’est pas conforme à ce ratio, elle sera coupée :/

C’est gentil tout ça, mais mes promos sont sur mon PC pas mon téléphone

Vous pouvez utiliser de petits logiciels dédiés, mais, en général, ils vous proposent également de gruger et de gonfler vos stats donc on va éviter.

Sinon, je connais une méthode. Il existe une application Instagram sur PC. Allez voir dans votre Windows store (je n’ai pas Apple, mais tentez tout de même). Celle-ci ne permet malheureusement pas l’envoi de photos via PC. Mais vous possédez également l’application Photos (si vous êtes sous Windows 10), utilisez-la pour visionner l’image promotionnelle, cliquez droit sur celle-ci et Partagez via l’appli Instagram.

Les plages horaires

Compliqué de se mettre d’accord, l’un vous dira « tous les jours », l’autre deux fois par semaine. Il y a plusieurs écoles et surtout, cela dépend de votre activité.

Si vous utilisez Instagram à but promotionnel uniquement, le matraquage publicitaire peut s’avérer néfaste. Donc, levons le pied. Si vous postez ou partagez diverses choses, une fois par jour, pourquoi pas.

Selon des études, poster le week-end est déconseillé, car moins visité. Ainsi que la semaine entre 15 et 16 heures. Conseillé du lundi au jeudi sinon, à toute autre heure.

Comme pour Facebook, autant vous référer à vos propres statistiques. Mais une fois encore, les utilisateurs de PC seront lésés. Je n’ai pas trouvé les stats sur mon ordi. Sur téléphone par contre, allez dans Réglages et vous les verrez.

En résumé, Instagram n’a peut être pas la côte en comparaison de Facebook, mais ce serait dommage de s’en priver si l’on a le temps et l’énergie nécessaire pour s’y consacrer.

A lire, dans le même goût : Faire sa promotion sur Facebook.

Le webmarketing, les rois du chiqué, de la poudre aux yeux, de l’arnaque

Dans ma course au savoir sur comment se promouvoir en tant qu’auteur, je me suis immanquablement penchée sur le marketing. Et plus particulièrement le webmarketing. Du moins, celui que l’on nous sert sur internet par paquet de douze et sans honte. Je voulais savoir comment agencer mon blog, comment l’utiliser à bon escient, comment attirer l’attention sur celui-ci et au final, je me suis aperçue que beaucoup de conseilleurs profitent honteusement de ce besoin de promotion et de notre ignorance en la matière.

Auteur et vendeur vont rarement ensemble n’est-ce pas ? ^^

Il est vrai que cette discipline (le marketing) possède des techniques sérieuses qui sont discutables, mais ici ce sont ces prometteurs de beaux jours qui pullulent sur le web dont il est question. Ils sont partout, sur leur propre blog, mais surtout en vidéo YouTube. Vous connaissez la définition du verbe pulluler. Voilà. Et c’est logique qu’ils pullulent, vous allez comprendre pourquoi.

Le profil type de l’arnaqueur (il signifiant ici la neutralité et non le genre masculin, il existe également des arnaqueuses qui n’ont rien à envier aux messieurs) :

Il a « réussi » et gagne bien sa vie grâce à son blog de vente (à croire sur parole)

D’ailleurs son « produit » lui a rapporté plus d’euros cette année qu’il ne pourrait dépenser en plusieurs (son secret au prochain épisode)

Il va vous donner sa méthode ultime à lui pour que vous aussi, vous soyez au top.

Il vous proposera un « bonus » gratuit. Un ebook le plus souvent ou un cours en vidéo, une page à accès privé contre votre e-mail et ce, en toute amitié (pas besoin d’ennemi).

Il VEUT que vous réussissiez, d’ailleurs vous ALLEZ réussir.

Il vous étale sa vie, ses démarches, ses débuts difficiles, ses astuces que lui seul connait et exploite (et qu’il va vous donner même si l’on est déjà à 90 % de la vidéo ou de l’article). Ces précieux conseils qu’il aurait tant voulu connaitre à ses débuts et va vous sauver de tous ces moments compliqués en vous apportant tout ça sur un plateau d’argent (moi qui pensais qu’on apprenait de ses erreurs, on vous les livre à domicile).

Ah non, il vous les vend au prix démocratique de 500 parfois 700 ou 1000 euros (c’est cadeau on vous dit !).

Il vous le répète, vous allez réussir !
(satisfait ou remboursé ? on y reviendra)

Mais bon, ce ne sera pas facile non plus
(tu penses… déjà réunir les 500 balles…)

Attention, le prix est une promotion valable encore durant deux jours, profitez, c’est un geste élégant de sa part. Il vous aime et veut vous aider (vous pourrez vérifier deux semaines plus tard, ce sera toujours une offre temporaire de deux jours hein, c’est juste pour vous forcer à agir vite et sans trop réfléchir… truc vieux comme le monde)

Vous ne voulez pas ? Vous recevrez un mail par jour pour vous rappeler à son bon souvenir (et au passage vous culpabiliser. Tu procrastines, feignasse, allez au boulot, achète ma méthode et bouge). Ou promouvoir d‘autres formations tout aussi bénéfiques (pour vous ou pour son portefeuille ?).

À quel moment je signale que votre mail et vos données personnelles sont vendus au fait ? Allez je le glisse ici.

Maintenant qu’on a planté le décor. Vous voulez connaître deux des réelles raisons de leur succès, un exemple flagrant de comment ils y parviennent et ce qu’ils vendent concrètement ?

C’est par ici et ça, c’est pas du vent par contre.

La plupart du temps, ces merveilleux coachs sont délocalisés

Ce n’est pas juste pour une histoire d’impôt ou pour l’amour de cette nouvelle culture, il faut savoir que tous les pays ne possèdent pas le même taux salarial ni le même pouvoir d‘achat. Pour un salaire moyen français, vous vivrez comme un pacha dans pas mal de pays du monde. Et ces winners ne vivent pas au Canada, au Luxembourg ou en Norvège. Mais plutôt en Thaïlande, Argentine, Pologne.

Moi qui espérais aller vivre en Suisse, dans les îles Britanniques ou au Québec, loupé !

Je ne dis pas que c’est simple de partir à l’étranger, non. Ou que c’est mal. Au contraire, on fait comme on veut et surtout si c‘est pour améliorer son existence. Je critique surtout le fait de nous prendre pour des cons avec des explications qui n’ont pour but que de nous tirer de l’argent, pas leur choix sur leur lieu de vie.

Juste que s’ils vivent si bien, c’est grâce à cela. Ils vendent leur « produit » à un prix plutôt cher auprès de clients au pouvoir d‘achat moyen ou élevé et vivent avec ce salaire mirobolant en comparaison aux yeux des autochtones de leur nouvelle région.

Certains vous avoueront vivre à l’étranger, d’autres pas. Mais rarement ils mettront le doigt sur la vérité, que c’est l’une des clés fondamentales pour obtenir cette fortune qu’ils mettent en avant (du moins pour certains).

Ils mentent sur les chiffres

On peut faire dire tout et n’importe quoi à des chiffres, des statistiques ou des résultats de sondage. Il suffit de tourner ses propos dans le sens voulu.

Un exemple. En Belgique côté Wallon, il y a moins de chômage depuis quelque temps. Hourra ! Mais saviez-vous que c’est uniquement parce que le gouvernement année après année modifie les lois (jusqu’à ne plus pouvoir suivre) et vire par dizaines les sans-emploi vers les services sociaux ? Pas parce qu’ils trouvent du travail. Non non, on les a juste évincés. Alors oui, il y a moins de personnes touchant des allocations de chômage, mais plus recevant des aides sociales (ceci est un exemple, l’article ne débat pas du chômage).

Très récemment, j’étais sciée de constater le culot de l’un de ces donneurs de conseils. J’ai failli le croire plus authentique que les autres, car il utilisait la technique de dénigrement de ses concurrents.

Eux vous diront ceci, mais moi je suis honnête…

Mouais, si on m’avait donné un euro à chaque fois… là oui, je serais fortunée ^^

Il était question des chiffres qu’il avait générés au moyen de son blog. Et sur sa vidéo, il allait vous les… heu… vous les montrer… ah bah mince alors ! Zut ! Flute ! Crotte ! Les réseaux sociaux ont remis leurs compteurs à zéro ! Pas de bol dis donc (mode surjoué).

Donc impossible de prouver que sa technique est infaillible, mince ! Bon ben faut le croire sur parole donc…

Sérieux, ça se remet à zéro ça ? Quelqu’un peut me renseigner, car moi, je n’y ai pas cru une seconde.

C’est quoi au juste leur « produit » ?

Vous avez remarqué ? Ce mot systématiquement mis entre guillemets. Mais quel est donc ce « produit » si arraché, si bien vendu qu’il est possible pour ces gentils coachs de vivre aussi aisément ?

Vous n’avez toujours pas deviné ? Ils ont tous le même pourtant.

Non pas un aspirateur révolutionnaire. Non non, pas un épluche-patate qui va vous changer la vie. Ni un moteur à injection qui… j’arrête ici, je n’y connais rien en moteurs.

Allez, un indice, vous connaissez le client potentiel de ce produit. Si si et très bien même puisque c’est vous !

Le « produit » qu’ils vendent c’est cette formation qu’il vous balance dès que possible. Il n’y a aucun autre produit, aucune boutique, aucun service concret si ce n’est cette formation.

Il vous en distille quelques morceaux choisis afin de vous appâter, vous motiver, vous faire croire que grâce à cette méthode fabuleuse, ils ont fait fortune, mais il n’a que ça à vendre ! Avez-vous vu autre chose que des sites de formation en marketing, en rapport avec le développement de l’entreprise ou d’un blog pour gagner de l’argent ?

Cette technique est vieille comme le monde. Cela existait déjà dans les années 2000. C’est l’année ou je suis tombée dedans. Internet était encore pour moi, un bon gros bébé joufflu que pullulaient déjà les « Ma méthode pour gagner de l’argent sur le net, achetez mon livre ».

Et vous savez quelle était cette méthode ? Acheter le livre, promouvoir ce même livre et le revendre à son tour. Il n’y avait aucun conseil de vente ou d’idée de produit ou de service dedans, pas même des tuyaux sur l’affiliation ou les réseaux publicitaires. Juste vendre ce foutu livre.

Moi, j’appelle ça se faire pigeonner.

En soi, ce n’est pas bête, mais au fond c’est très malhonnête, car sincèrement en achetant ce genre de bouquin, vous vous attendiez à autre chose. C’est là que ça coince, on vous a menti. Ils ne savent pas comment vendre votre produit, ils savent juste comment vous remplir le crâne pour vendre le leur.

Et si j’achète cette formation ?

D’après certains témoignages de personnes ayant acheté lesdites formations (moi, impossible, trop cher, et je n’y crois pas en plus), voici ce qu’ils en ont tiré (de manière générale) :

  • Pas de réel suivi ou d’aide personnalisée comme promis. Ou alors des réponses copier/coller à côté de la plaque. Un peu comme les SAV par téléphone après 19 h.
  • Des formations recopiées de formations américaines et traduites. Je vais copier mon cours d’Organisation en entreprise et la vendre, tant qu’on y est.
  • Que de la théorie, aucune mise en pratique ou en situation concrète, le flou total lorsqu’on en sort.
  • C’est très cher pour ce que c’est. Certaines formations sont étendues sur de longues minutes de blabla vidéo pour au final n’en tirer que peu de choses (et encore, des choses que l’on aurait pu connaitre ailleurs gratuitement tant c’était basique).
  • Aucune garantie, le satisfait ou remboursé est impossible à prendre en compte puisque le programme de formation est conçu pour que la garantie saute avant d’enfin comprendre que cela ne mène à rien.
  • Les formations sont incomplètes ou alors il faut acheter les suivantes encore et encore.

En gros, s’il n’y a pas un produit concret qui prouve que ce coach a bien réussi avec autre chose que sa méthode, s’il y a systématiquement une formation de proposée après quelques conseils (et à des conditions comme je vous l’ai dit plus haut), il y a de fortes de chance pour qu’il se moque de vous tout en vous tendant la main pour que vous passiez la monnaie.

Le plus drôle (façon de parler), c’est de voir en parallèle le nombre de personnes dénonçant ces agissements tout en vous proposant leur propre formation aux mêmes conditions ensuite. C’est fou.

On en est là. Tout faire pour gagner de l’argent. Mettre de côté le côté honnête, tant qu’il y a du pognon qui rentre. Jusqu’aux démarcheurs en porte-à-porte ou au téléphone qui, lorsque vous ne tombez pas dans leur jeu ne vous disent même pas aurevoir et vous raccroche au nez afin de passer au plus vite au prochain pigeon. Oui, même au porte-à-porte, c’est nouveau, expérimenté la semaine dernière. Ils n’ont plus honte de rien et vous, moi, nous ne sommes que des chiffres, idéalement comptabilisés sur leur relevé de compte.

Même les « auteurs » s’y mettent

Et ça, ça me gonfle.

Parce que déjà en terme de promotion, c’est a celui qui aura le plus gros chiffre sur sa page Facebook, laissant dans le doute et démoralisés ceux qui n’ont pas trop envie de prendre les gens pour des numéros. Mais si en plus ils arnaquent les collègues…

Heureusement comparativement il y a beaucoup, beaucoup, mais beaucoup (j’insiste) plus de réels conseils gratuits sans filouterie derrière que d’arnaques. Mais, j’en ai au moins croisé une. Et de taille. Je vais la surnommer Becky pour l’exemple.

Becky a un blog où elle distille ses conseils. Je suis tombée dessus à mes débuts. Elle faisait également pas mal de vidéos sur YouTube avec un joli décor de coin de salon derrière elle. Image et son impeccable, diction pas mal. Tout va bien.

Sauf lesdits conseils.

Judicieux si vraiment on se lance sans avoir réfléchi à la manière d’écrire son livre (et accessoirement si l’on n’en a lu aucun pour s’y référer). Bref, des bases, mais vraiment la base.

Normal, elle vendait sa formation derrière ! Ah ben voyons. À une moyenne de 75 € le cours ! Attendez, le jour où j’ai songé à faire un guide d’écriture pour Wattpad, j’avais au bas mot noté une trentaine de sujets à aborder (et encore). Cela fait… oui j’ai fait math sup’… 2.250 euros pour sa formation (estimation faite si elle a autant de thèmes à aborder).

LA VACHE !

Je vois bien d’ici la jeune fille, auteure en herbe souhaitant réaliser son rêve… allant demander 2000 balles à ses parents pour une formation.

Si les vôtres ont dit oui, demandez-leur s’ils ne veulent pas m’adopter. Au fait, j’ai un mari et deux chats aussi (on prend tout le lot).

Heureusement, aujourd’hui elle a revu ses tarifs à la baisse. Est-ce parce qu’elle s’est rendu compte qu’elle faisait payer bien trop cher des formations que l’on trouvait partout ailleurs ?

Alors je l’admets, elle fait ça bien. Ses vidéos sont régulières et motivantes, mais elle n’apprend rien d’autre que d’être encore plus motivé à acheter sa formation. Carrément comme les zozos du webmarketing en fait. C’est à ce niveau qu’elle faisait les choses bien, elle avait appris les leçons et les mettaient en pratique.

Mais qui prouvait que ses cours valaient ce qu’elle avançait ?

Le premier qui me sort qu’il faut savoir faire confiance aux gens, je lui balance ma pantoufle. Plus en 2018 quand il est question de sous.

Surtout qu’il existe plein de livres, méthodes, conseils sur le web (gratuits et offerts en toute réelle amitié ceux-là), qu’est-ce qu’elle va nous apprendre de si exceptionnel ?

Surtout que la demoiselle a cherché tous les moyens pour vendre. L’éternel « chopper l’email » par exemple. Ca tous les marketeurs vous le diront : faites tout, donnez votre sang s’il le faut et récupérez les emails (déjà, ça se vend et en plus vous bombardez de rappels à l’ordre). Au début, discret dans la barre latérale de son blog. Ensuite en pop-up envahissante lorsque l’on consultait sa page et enfin la pop-up qui t’empêche de lire si tu t‘abonnes pas ! Et elle est demeurée longtemps celle-là.

Aujourd’hui, on peut enfin consulter son blog, mais ce manège a duré longtemps. Tout ça pour ? Acheter une formation.

Et au final, je me suis posé la question toute bête de savoir si ce qu’elle avance est si utile.

Bien que j’aie vu des commentaires disant que non, il n’est pas obligatoire d’avoir été édité pour prodiguer des conseils, je leur répondrai que je lancerai donc ma formation en électromécanique la semaine prochaine 🙂

Ou alors ces conseils sont des copier/coller sans mise en pratique ? Faut m’expliquer.

Et… elle allait seulement éditer son premier livre… prochainement (enfin lorsque je m’y suis intéressée, c’était le cas). Aujourd’hui, deux ans plus tard, le livre est sorti et a 18 commentaires Amazon, un seul sur la Fnac. En deux ans. Je suis en droit de me poser de sévères questions sur ses méthodes. Les commentaires sont soit élogieux, soit très déçus. Et vous savez ce qu’on dit lorsqu’il y a autant de marge…

Un exemple d’avis trouvé sur le web :

(Becky) c’est plus de vingt-et un an d’écriture, 220 vidéos sur l’écriture en un an, une politique de communication agressive, que je qualifierai presque de spam, et un marketing douteux (…)

Le mot de la fin rempli d’espoir

Il est désormais difficile de croire encore que l’honnêteté paie, en partie parce qu’on à cette (fausse) impression que ceux qui parviennent au sommet l’ont balancée à grands coups de pied du haut d’une falaise. On se sent démoralisé, bon en rien, car on ne parvient pas à ces spectaculaires résultats.

Mais lorsque l’on gratouille un peu, est-ce que ces winners ont réellement gagné autant qu’ils vous l’affirment ?

Qu’est-ce qui vous le prouve ? La déco derrière ? Et le reste de l’appart de luxe vous l’avez vu ? La piscine au bord de laquelle il vous parle ? Une villa peut se louer une journée à 50 € le temps de faire sa vidéo avec une vue sympa. La montre a son poignet ? Il y a un gars qui vend les mêmes devant le métro en bas.

Quelles sont les preuves qu’ils ont réussi mieux que vous ne pourrez le faire, et honnêtement en plus ?

Que dalle.

Certes, vu les prix, il suffit de deux ventes par mois (minimum 1000 €) pour vivre confortablement au Pakistan. Mais est-ce ce que vous vouliez ? Quitter votre famille, vos proches, rompre votre bail, laissez votre chat à la voisine… hey n’oubliez pas qu’eux ne vendent que cette méthode, rien d‘autre hein. Pas de livres, pas d’artisanat, pas de services d’infographie. Ils ne savent pas comment attirer de réel client, quel que soit le produit, votre produit. Votre livre.

Ils vendent juste un pur copier/coller, du rêve et beaucoup de blabla.

Faire sa promotion sur Facebook

La question à un million ! Celle qui pourrait, je dis bien pourrait vous sauver la vie (et vous la faire gagner), vous payer plus qu’un MacDo lorsque vous recevrez vos droits d’auteur, vous permettre d’afficher fièrement les retours de votre succès. Bref, qui pourrait vous aider à vous faire connaître, à être lu(e), à vendre !

Lorsque je demande à des professionnels (j’ai failli vous faire le coup des guillemets parce j’avoue que parfois, je m’interroge), voici le discours qu’ils me tiennent (imaginez Dany Boon et ses fabuleux accents des Hauts-de-France et du Ch’nord alternés) :

— Mais comment-est-ce-que-je me dois de faire la promotion ? demandai-je.

— Hein ? Bah tu post’ sur Facebook !

— C’est c’laaa, ouiiii. Mais encore ?

— Bah faut être visible quoi. On peut pas tout faire tout seul, l’auteur doit en faire un ch’tit peu. T’as une page ? Ben tu crées une page et pis tu baves ed’su.

— Merci bien mon brave.

Bon, j’avais compris que vivre dans un cottage en pleine campagne irlandaise au milieu des moutons et sans connexion internet, ça l’aurait fait moyen, mais là, ça n’a pas fait avancer le schmilblick. Pourtant, impossible pour moi de soutirer autre chose. Bon. Ben. On va se démerder quoi.

Lac

Pourtant, ç’aurait été sympa d’y vivre et d’écrire avec un tel paysage non ?
Photo de Anja Osenberg sur Pixabay.

En avant pour les cours de marketing du web et autres Comment promouvoir son livre en tout genre.

Bon, avant d’aller plus loin, je dois préciser que je suis moi aussi en pleine découverte ainsi qu’en plein essai. Ce n’est pas la formule miracle qui a marché pour moi à tous les coups et en moins d’une semaine, mais un condensé de tout ce qu’il est conseillé et qui m’a semblé assez logique.

 

Comment s’y prendre ?

Le texte

Si l’on suit les pros du marketing, pour vendre un produit, il ne faut pas que décrire le produit en lui-même, mais ce qu’il apportera au prospect (heu au lecteur… on va rester sur des termes d’auteurs).

Si l’on est tenté d’annoncer le titre, un message accrocheur, un résumé, un lien, un extrait, un café, l’addition. Apparemment, c’est trop. Mais de mettre le lecteur dans l’ambiance, lui rapporter brièvement toute la satisfaction qu’il aurait à se laisser tenter à lire votre roman, ça marcherait.

Et n’oubliez pas les tags !

L’image

Pensez toujours à préparer quelque chose de visuel. Votre couverture, un montage promotionnel ou une courte vidéo trailer si vous avez ça sous la main.

Pour info, la taille idéale pour votre image promotionnelle devrait être de 1200 x 630 (ou du moins, respecter ce ratio).

Le lien

Ne postez pas un lien tout seul, triste et abandonné sans texte accrocheur.

À l’inverse, n’oubliez pas le lien. Il doit se reporter à une page (de votre blog, sur Amazon ou ailleurs) et sur laquelle il aurait toutes les informations utiles (résumé et lien d’achat ou de lecture gratuite).

Je vois trop souvent des posts annonçant la sortie d’un nouveau chapitre sur Wattpad et… n’ayant ni lien ni nom d’auteur (le nom Facebook n’étant pas forcément raccord avec le pseudo d’auteur).

Quoi que, j’ai cru comprendre selon certains témoignages qu’un lien direct vers Amazon aurait moins d’impact qu’une page ou un blog.

En résumé, un texte d’accroche suscitant le désir de connaître votre livre, une image promotionnelle de bonne qualité et attractive (j’y mets une photo du livre ainsi qu’un extrait ou le résumé s’il n’est pas trop long) et votre lien (que votre lecteur ait tout sous la main en cliquant). S’il doit chercher, vous risquez de le perdre, le temps de chacun est précieux.

Le partage

Je ne suis absolument pas douée pour cela, pour la bonne et simple raison que je ne partage que ce que je connais suffisamment. Si je ne l’ai pas lu (même en partie), je me vois mal conseiller un roman à autrui.

À ce sujet, Amazon conseille la règle du 5-3-2 :

Sur dix publications sur Facebook, cinq doivent provenir d’autres utilisateurs : il s’agit de billets que vous partagez. Ensuite, partagez trois de vos propres billets : un contenant des informations provenant de votre propre site Internet, et deux billets plus personnels. Ainsi, votre page ne ressemblera pas à un encart publicitaire et vous permettra de nouer des liens plus étroits avec votre communauté.

Les groupes et autres pages

On vous l’a certainement déjà dit et redit, ne spammez pas, respectez les moments autorisés à la promotion (certains groupes les autorisent une fois par semaine ou uniquement dans un album dédier, demandez si vous avez un doute, je pense qu’on ne vous mordra pas).

Intéressez-vous aux sujets et participez. Blablabla… Je vous semble blasée ? Vous avez raison. Je ne crois plus vraiment aux groupes promotionnels. Déjà parce que la plupart sont créés par des auteurs qui n’ont pour but que de s’auto promouvoir (et ce en dehors de leur règlement, genre je fuck mes membres, je fais ce que je veux. Si si, j’en ai quitté deux ce mois-ci) et parce que majorité des membres sont des auteurs faisant eux-mêmes leur promotion avant de retourner vaquer à autre chose (très peu de lecteurs donc).

(Ajout 14/07) De même, évitez les groupes qui, au fond, ne serviront à rien sinon à perdre son temps. Comme de devoir poster dans un album où peu sinon personne ne va (sauf pour poster sa propre couverture) ou d’attendre une validation (qui risque d’être faite bien en dehors des heures optimum).

Mettre la main à son porte-monnaie

Et puis il y a l’achat de publicité ciblée sur Facebook.

Je ne m’engagerai pas sur ce terrain, ne l’ayant pas testé et souhaitant autant que possible demeurer sur des solutions en accès gratuit. J’ai perçu de bons retours cela dit. De nos jours, la publicité est terriblement bien ciblée et permet d’attirer l’attention de personnes réellement potentiellement intéressées.

Par contre, fuyez les vendeurs de fans. Parce que oui, vous aurez du monde, mais non, vous ne les intéressez pas. Le but n’est pas de gonfler son chiffre, mais bien de se faire connaître et lire. Non ?

Les plages horaires

J’aurais préféré vous parler de plages tout court vu la saison, mais hélas, non.

Le plus simple (même si à première vue, vous n’allez pas forcement penser cela) est de se baser sur la moyenne de fréquentation en général. Ici, les heures les plus favorables dans la semaine.

tableau

C’est fait maison via Google Sheets pour info et distribuable à l’infini (et au-delà).

J’espère que vous parviendrez sans trop de mal à agrandir l’image pour bien lire. Un petit clic droit, Enregistrer l’image sous ou Ouvrir l’image dans un autre onglet par exemple.

Mais revenons à nos moutons et soyons plus précis.

En bleu, les heures les plus favorables.

En fond rouge, les heures à éviter !

Tout en sachant qu’il s‘agit bien des heures de fréquentation, donc postez dans l’heure précédente. Vous pouvez poster dans les heures blanches, ce n’est pas interdit, mais cela risque de ne pas être optimum.

Ce n’est peut-être pas ce qui reflétera votre réalité, car tout dépend de votre public cible. Disons que si vous vous lancez, c’est un bon début.

Et pour se rapprocher des créneaux qui nous conviennent le mieux, il y a…

Vos statistiques

Oui, c’est logique au fond. Pour connaître la fréquence de fréquentation de vos membres à vous, autant se référer à eux. Cette phrase me semble étrange.

Connectez-vous à Facebook. Rendez-vous sur votre page. Dans le menu en haut, cliquez sur Statistiques puis Publications à gauche. Onglet Quand vos fans sont en ligne. (Voir photo, ce sera plus limpide).

Relevez les heures de fréquentation et fiez-vous-y.

Le souci pour cette méthode est que votre page doit déjà être en ligne depuis un moment, posséder des abonnés et des posts bien entendu qui généreront ces statistiques. Donc, si vous débutez tout juste avec une nouvelle page, il va falloir attendre un peu et se référer à l’horaire plus haut.

Gérer sa page Facebook

Celui-là et ses algorithmes nous rendent chèvres.

Il aime les pages ayant un contenu régulier et récent. C’est pour cela qu’il vous rappelle amoureusement que vous n’avez rien fichu depuis un moment lorsque vous ne postez rien.

Donc, écrivons !

Sauf qu’il ne faut pas oublier que quelqu’un qui se sentira spammé des mêmes promotions ou publicités dix fois sur la semaine aura le réflexe de se désabonner ou de masquer votre post (et éventuellement de vous prendre en grippe vous et votre livre). Ce qui aura un effet néfaste, car Facebook en tient compte. Donc, il faut se modérer.

Trouver un juste milieu (c’est la base pour tout).

On va dire au maximum trois fois par semaine (genre les lundis, mercredis et vendredis par exemple). Mais si vous n’avez pas de quoi remplir trois jours hebdomadaires, freinez-vous. Mieux vaut avoir quelque chose de sympa à poster qu’un truc qui n’intéressera personne (hey ! c’est Facebook qui veut ça, pas moi hein ^^).

Pas uniquement vos promotions, parlez de vos personnages, de vos projets, de vos découvertes en rapport avec tout ça, de vous, mais toujours dans un esprit positif (Facebook et les facebookiens aiment la positivité).

Oui, mais…

homme

Bigre ! Sont-ils destinés à disparaître ?

En tout cas, s’ils sont moins vus ou censurés, vous saurez pourquoi.

Photo de Magyar sur Pixabay.

Si tout était si simple, ça se saurait.

Si vous ne l’aviez pas encore remarqué, Facebook ne diffuse ce que vous écrivez qu’à environ 20 % de vos abonnés. Donc si vous n’avez pas autant de retours que souhaité, vous savez contre qui rouspéter.

Il classe également vos posts, jugeant de leur qualité à être publié ou non. N’hésitant pas à leur coller un malus s’il contient des thèmes ou éléments gênants (et il sera donc moins visible).

Pour être en tête de gondole, l’information transmise doit être fiable et de qualité. Pas de relai de fake news par exemple (oui, s’il vous plait, faut arrêter les chaines débiles).

Les liens sont vérifiés, s’ils mènent à un site ayant mauvaise réputation, usant de publicité intempestive (genre seksouelle, faux virus) ou de thème illicite (genre hacking, téléchargement illégal et tout ce qui se trouve à la ligne en dessous). Bam malus !

Si votre discours incite à la violence, à la haine, au terrorisme, propose de la pornographie, soutient le racisme et l’automutilation. Bref, incite à des trucs moches. Hop, malus.

Ps : je ne considère pas la pornographie et le sexe comme des sujets gênants, c’est l’abus de matraquage publicitaire et leur visibilité trop flagrante sur des sites accessibles aux mineurs qui l’est.

En même temps, Facebook subit des pressions de toute part pour que tout contenu haineux, blessant et violent disparaisse. Tout en devant jongler avec les infos pertinentes et sensibilisatrices qui pourraient contenir de ces thèmes (comme de parler de harcèlement afin de sensibiliser les masses, ce n’est pas interdit malgré que l’on y décrit des actes de haine et de violence).

Bref, un beau fouillis, tout ça.

Revenons donc à nos moutons (bèèèè).

Pour qu’un post soit visible, il se base également sur la réaction de vos membres (temps passé à lire ou regarder une vidéo, actions telles que les j’aime et les partages).

Si vous êtes régulièrement masqués, cela vous confère un malus.

Si votre post a été généré automatiquement par votre blog (oui WordPress aussi, bon à savoir !). Glups ! Malus. Je vous l’ai mis en gras, car cela concerne pas mal de monde et on l’ignore souvent. Amazon conseille pourtant l’emploi de plugins pour vous faciliter la vie, maiiiis… à votre place j’y songerais à deux fois.

En effet, tout cela n’aide pas. Et j’imagine votre tête lorsque je vous apprendrai qu’il compte faire disparaître vos pages du fil d‘actualités classique (je crois qu’ils sont encore en test dans certains pays).