Billet d’humeur sur les critiqueuses

Il y a quelque temps, une critique soulignait que mon héroïne n’était pas une femme moderne et forte et que l’histoire n’était de ce fait, pas terrible en gros. On a souligné également la taille (trop courte) d’un autre de mes romans.

Alors je dois éclaircir quelque chose à ce sujet. Non parce je veux bien que nous sommes dans une génération de critiques (râleurs) absolue, mais descendre des semaines (mois) d’écriture pour des raisons purement subjectives, au bout d’un moment, ça me gonfle un peu.

Primo.

Je n’écris QUE pour moi. Et uniquement ce que j’aimerais lire moi-même. POINT.

Cela fait très agressif comme phrase, mais cela ne l’est pas. Je mets juste les points sur les i.

Ceci étant simple à comprendre : il est IMPOSSIBLE de contenter tout le monde. Si l’une veut une brune, l’autre voudra une blonde, la troisième une fille de couleur/lesbienne/handicapée et… STOP !

J’écris ce que je veux.

Critiquez mon résumé qui ne vous a pas spoilé les détails alors. Choisir un livre c’est prendre un risque. Bon Dieu si vous saviez le nombre de livres que j’ai refermés pour des raisons purement subjectives, ai-je descendu les auteurs parce que tout simplement, ce n’était pas une histoire pour moi ? Il y en a tant que je pourrais même affirmer ne pas aimer lire de la romance (alors que j’en écris), c’est paradoxal non ? Alors soit je suis décalée avec les tendances et la mode (ce n’est pas nouveau), mais c’est mon choix, mes gouts, ma personnalité.

Je n’ai pas 20 ans, mon éducation s’est faite dans les années 80-90. J’ai la mentalité de ces années-là. À savoir qu’une femme incarnait d’abord le pilier du couple, la tendresse, la douceur, la force aussi, mais la tendance survenue dans les années 2010 fait d’elle une licornasse en puissance, ce à quoi je n’adhère pas. Je hais d’ailleurs ce mot qui dénature cet animal fantastique, symbole de pureté et de force morale tout autant que les femmes.

Donc non, la femelle badass, chiante au possible, et souvent vulgaire en plus, vous n’en trouverez éventuellement qu’en second rôle, celui qui lui sied : l’emmerdeuse, pas l’héroïne.

Secundo.

Je ne publie que lorsque l’histoire raconte TOUT ce que j’avais à dire.

Pas de rallonge, pas de suite inutile, de tirades en longueur sur comment elle se brosse les cheveux, pas de répétitions* 1000 comme j’en vois dans pas mal d’autres romans et qui, moi, me gonflent et me font refermer le livre. Apparemment, cela plait aux critiques, pas à moi, affaire conclue.

De plus, quand on affiche « roman de 200 pages », alors oui forcément il sera court ! Où est le mystère !?

Quand une nouvelle fait 35 pages et est axée selon la catégorie en roman érotique, lorsque le slogan lui-même l’annonce. Qu’est-ce que vous allez chipoter sur l’aspect politique ? Vous savez lire, imaginer ? Alors pourquoi n’avez-vous pas mis un frein au moment de votre choix ? Pour le plaisir de râler ensuite ? Quand c’est vos copines, vous vous auto congratulez quel que soit la qualité du texte, par soutient mutuel, entraide ou alors vous évitez de les descendre. Votre monde basé sur le copinage m’exacerbe déjà au plus haut point. Alors, restez entre copines et fichez-moi la paix. Merci.

Tercio.

Je rajoute ceci en plus. Ma façon d’écrire. Mon style.

Alors tous les auteurs débutants se posent la question un jour : comment trouver son style. À force, j’aimerais leur répondre : n’en trouvez pas ! Dénichez ce qui se vend et imitez. Parce dès que l’on a une façon à soi d’écrire et de décrire les choses, il y aura toujours des gens pour ne pas aimer ET VOUS LE TAPER DANS LE NEZ COMME SI C’ÉTAIT LEUR DROIT ET DEVOIR DE VOUS ASSASSINER LE MORAL pour des raisons, encore une fois, totalement subjectives.

Mon style s’est acquis entre autres par le jeu de rôle. J’y ai perdu 10 années de ma vie, autant que ça serve. J’ai longuement travaillé mes personnages (l’un d’eux a été joué pendant plus de 4 ans), j’avais certes une façon bien à moi de m’exprimer et de faire vivre ces personnages. Je souhaitais poursuivre de cette manière et… je devrais me brider parce que… parce que ça ne fait pas assez moderne pour certaines critiques !

Trop court, trop long, trop rapide, trop lent, trop neuneu, trop d’action, trop ou pas assez de sexe… comme vous voulez, c’est mon style, ce qui me plait d’écrire et je ne changerai que lorsque je le voudrai. Pas pour contenter la critique amateur.

Sur ce, bonne année.