Dois-je écrire mon roman au passé ou au présent ?

C’est l’une des questions de base que tout auteur pourrait se poser un jour. Quel temps vais-je utiliser pour la narration de mon roman : présent ou passé ?

Il n’y a pas de normes. Vous pourriez considérer, par exemple, qu’une histoire se déroulant dans une époque postérieure à la nôtre (roman historique) s’écrit uniquement au passé. Tout en appréciant le faire pour une histoire tout à fait contemporaine. Le choix du temps n’est pas non plus lié au choix de la personne (première ou troisième personne).

Moi, par exemple, je me sens plus à l’aise avec le passé, quelle que soit l’époque des faits. C’est également l’une des meilleures raisons pour choisir son temps de narration : être à l’aise, se faire plaisir. Pour être certain, écrivez le même paragraphe au présent et au passé et voyez celui qui sonne le mieux pour vous.

Par contre, une fois décidé, il faut s’y tenir et ne pas sauter de l’un à l’autre.

Écriture au présent

Passé composé

← Présent →

Futur simple

Techniquement, l’action présente se conjugue au présent de l’indicatif. Une action passée (dans le temps), au passé composé. Tandis qu’une action future, au futur simple.

Le présent se combine très bien avec le point de vue interne, il offre une immersion plus grande au lecteur, une impression de vivre l’histoire comme spectateur, mais également comme acteur. Il confère également un rythme plus soutenu et sera idéal pour les romans se déroulant sur un laps de temps court.

Par contre, on relève que le présent n’est pas le chouchou des lecteurs, peut-être parce qu’il manque de profondeur, le lecteur à l’impression de vivre tout à la suite, mais sans suffisamment de nuances.

Le carillon tinte lorsque je pousse la porte de la quincaillerie. C’est le même depuis si longtemps que je peux reconnaître sa mélodie entre toutes, elle a bercé mon enfance. D’après notre père, il l’a installé à l’ouverture du magasin et il n’a plus bougé depuis. Résistant courageusement à l’avancée du progrès et ces sonneries électroniques qui se déclenchent au moindre mouvement. De derrière le comptoir, Jeff me salue.

Coup de foudre en Louisiane

Écriture au passé

Plus que parfait
(action antérieure)

← Passé simple →
(action courte)

Imparfait
(action longue)

Conditionnel
(futur)

Passé simple est utilisé pour :

  • Les actions de premier plan délimitées dans le temps.
  • Les actions successives qui font vivre et avancer le récit.
  • Les actions uniques.
  • Les incises.

L’imparfait est utilisé pour :

  • Les actions de second plan, d’une durée plus longue dans le temps.
  • Les descriptions.
  • Les actions répétitives ou habituelles.

Le plus-que-parfait énonce les actions passées antérieurement au moment de l’action présente (au passé simple ou à l’imparfait). Tandis que les actions futures seront conjuguées au conditionnel.

Attention, cela vaut pour la littérature essentiellement.

On peut également écrire au passé composé comme à l’oral, mais c’est plus rare. De plus, le passé simple crée une impression de narration plus soutenue et plus dynamique que le passé composé.

Le carillon tinta lorsque je poussai la porte de la quincaillerie. C’était le même depuis si longtemps que je pouvais reconnaître sa mélodie entre toutes, elle avait bercé mon enfance. D’après notre père, il l’avait installé à l’ouverture du magasin et il n’avait plus bougé depuis. Résistant courageusement à l’avancée du progrès et ces sonneries électroniques qui se déclenchent au moindre mouvement. De derrière le comptoir, Jeff me salua.

Coup de foudre en Louisiane

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