Nous avons tous nos hauts et nos bas. De ces moments de solitude où tout semble vain. Cela arrive à tout le monde. Mais dans cet univers de rêveurs, c’est juste fou. Selon une étude que tous reprennent pour exemple (health.com), ce serait l’instabilité financière (l’instabilité tout court je dirais, on ne sait jamais de quoi demain sera fait, plus encore lorsque l’on s’adonne à une profession créative), et l’isolement qui y contribuerait.

J’y ajouterais les faux espoirs, le stress de l’édition, la peur de rejet, l’attitude égocentrique et capitaliste de ce milieu (ah mince, je l’ai glissé celle-là), etc.

Et c’est normal. Faut juste pas se faire bouffer tout cru.

L’une de ces déprimes est bien connue, même de ceux qui n’écrivent pas, mais qui lisent, aiment le cinéma ou regarder des séries (il n’y a qu’à voir le nombre de pétitions lancées chaque année pour qu’une série se poursuive et ce, même si tous les protagonistes de l’histoire sont morts).

La déprime post-roman

On a terminé, ça y est. Le livre est fini et déjà le manque s’en vient. Terminé de faire vivre ses héros, cette fois, ils sont en sécurité (ou sont tous morts !), il n’y a plus rien à ajouter. Et là, c’est le drame.

On veut encore raconter, en rajouter, mais ne serait-ce pas de trop ? Dilemme.

Je poursuis rarement mes aventures dans un second tome, car mon histoire est racontée à la fin du livre, je n’ai plus rien à dire. Pourtant, cela m’est arrivé avec Journal d’un espion. Ce n’est pas un secret, je suis éprise de Séraphin. C’est comme ça. Et je n’ai pu me résoudre à le laisser, poursuivant un peu de sa route dans le tome 2 (qui s’attarde surtout sur son fils pour lequel j’ai une affection infinie). Pour couper le cordon, je devrai me montrer dure. L’action se déroule au dix-septième siècle, si Séraphin avait réellement existé, il ne serait plus là aujourd’hui. Et j’ai donc finalement décidé (sans pouvoir m’y mettre sérieusement cela dit), à terminer avec une troisième génération, un troisième tome. Boucler la boucle, mais pour cela, mettre un point à son existence.

Et c’est dur. Vraiment.

Bref.

Je vois parmi les retours et les témoignages que je ne suis pas la seule dans ce cas. Couper le cordon avec son univers, ses personnages est parfois si difficile. Il faut bien passer à autre chose pourtant. Et ce, afin que vive un autre héros.

La déprime « à quoi bon »

Cela m’arrive parfois de m’installer devant l’écran, mon verre d’eau citronnée et mes cachets pour la tension à portée de main (hé oui, on ne marche pas toutes au thé et biscuits à la cannelle dès le réveil) et me dire “à quoi bon”.

Ça, c’est ma phrase à moi alors n’oubliez pas le Copyright svp. À quoi bon continuer cette histoire, je ne suis pas sure de la chute. À quoi bon, elle ne se vendra pas. À quoi bon, personne ne commente, on me lit, mais je n’intéresse pas plus que cela. À quoi bon, ça ne changera jamais. Et blablabla.

En général, j’allume mon téléphone, direction l’appli Calendrier de mes règles et ovulations juste pour voir si ce sont mes hormones qui me jouent des tours et, c’est assez régulièrement le cas. Lorsque cela vient de là, je me rassure, je me dis que ça va passer et je gribouille ce que je peux. Ou je passe à autre chose le temps que tout se remette en place. On ne peut rien contre le pouvoir de l’hormone. Particulièrement si l’on est déjà émotionnellement sensible.

C’est la seule solution, ne pas se laisser embourber tel un sable mouvant. D’ailleurs, le saviez-vous, il est rare d‘être complètement aspiré par ceux-ci (les films sont trompeurs), en général l’on se retrouvera immergé de moitié et dans ce cas, il vaut mieux se détendre, tenter de garder une position allongée afin de flotter et de patienter que ça passe (dans le cas des sables mouvants, que les secours arrivent, mais puisqu’il s’agit d’une métaphore, attendre que la déprime passe).

Il existe une autre sorte de déprime qui, celle-là me fait grincer des dents par contre.

La déprime capricieuse

Navrée si je vais choquer, mais je devais la prendre en compte. Que l’on ait zéro lecture, zéro commentaire, zéro vente, zéro pointé partout, je comprends qu’on déprime du manque de succès et d’intérêt. Mais lorsque l‘on abreuve ses réseaux sociaux de commentaires élogieux reçus sur Wattpad/Amazon/n’importe ou ailleurs. Qu’à chaque statut, vingt ou trente potes débarquent pour vous répondre. Et ensuite dire « personne s’intéresse à moi », là je bondis.

Que devraient dire celles qui n’ont effectivement rien ?

Je me souviens d’auteurs (je me suis désabonnée depuis) qui pourtant possédait une liste d’abonnés impressionnante, des retours réguliers, des acclamations, mais non, tous les trois à quatre semaines (ah ! les règles ?), c’était le moment pleurniche. Allant même pour l’une d’entre elles jusqu’à s’en prendre directement à ses lecteurs (la tendance étant au bdsm, apparemment ils aimaient ça, ils sont restés). Là je ne comprends pas. Ou plutôt si, je comprends que l’on déprime, mais relativiser un peu ne ferait pas de mal dans ce cas. Car non, dans ces exemples, ce n’est pas un désintérêt, c’est juste que l’on voudrait être invitée au prochain festival de New romance et monter sur le podium (même moi, j’en ai envie, c’est vous dire !). Donc je comprends le manque, mais cela n’empêche que cela me hérisse le poil.

Mardi, mercredi, jeudi : commentaires élogieux postés. Votes, nouveaux abonnés. Merciii !
Vendredi : je suis dans les 100 premiers. Je m’y attendais pas !
Dimanche : personne ne m’aime.

Heu what ? Repeat please ?

Relisez votre historique les gens, cela va vous rassurer je pense ^^

Ado, lorsque j’allais mal, j’écoutais ça (et Pink Floyd aussi, mais ça c’est une autre histoire).

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