Passion dans l’espace, chapitre 5

Moi qui songeais à un travail certes peu enviable, mais plus honorable que de devenir sa catin, je regrettai aussitôt mon choix. Mais il était fait, je m’étais proposée. Corps et âme. Et ses mots jetés contre mon père ne faisaient aucun doute, il entretenait une solide rancœur contre lui. Une rancœur qu’il était prêt à me faire payer.

Je craignais ce qui allait suivre. C’était la vérité, je n’avais jamais rien fait de ce genre et ne souhaitait rien de tel avant d’avoir trouvé un époux. C’était le but de mon voyage, quitter ma planète natale afin que mon père me présente à deux ou trois de ses connaissances, j’allais être souillée par le pire homme qui soit. Un capitaine pirate.

Mes poignets toujours maintenus, je m’approchai et me mis à genoux. Devais-je en plus de cela m’abaisser à le déshabiller ? Je levai les yeux vers lui, il souriait, amusé par la situation. Il n’avait décidément aucune pitié.

— Et bien ? s’impatienta-t-il.

Cela ne devait pas être si terrible. J’allais faire ça et il me laisserait en paix. Bien que… je n’avais aucune certitude.

— Que ferez-vous de moi si j’obéis ?

— Plait-il ?

— Pourrais-je être libérée ? Échangée contre une rançon ?

Pour toute réponse, il se saisit d’un coupe-papier à la lame vibrante, plus tranchante que n’importe quel laser. J’en frémis. Il l’approcha de mon visage, je sentis un souffle léger émanant d’elle et n’osai bouger le moindre cil. Une goutte de sueur glissa entre mes seins. Il baissa alors lentement son arme, jusqu’à mes poignets et d’un coup sec, coupa mes liens.

— Mmmm… je vais y réfléchir. En attendant, fais-moi jouir.

Je me rassurai. Il aurait pu me blesser, m’égorger uniquement pour son bon plaisir et il n’en avait rien fait. Il me laissait une chance, mais je n’étais même pas sûre d’en être capable. Comment faisait-on déjà ? Ce n’était pas ce que l’on nous apprenait dans les cours d’éducation civique. Encore moins dans les institutions privées. Il m’était arrivé d’être trop curieuse, j’en avais donc une vague idée. Et je n’avais jamais vu personne s’en plaindre sur les films documentaires qui circulaient discrètement dans l’école.

Je dirigeai mes mains vers la ceinture de son pantalon et entrepris de l’ouvrir. Il posa sa main sur la mienne, me stoppant net. Elle était chaude et s’en empara me tirant vers lui tout se relevant. Je n’eus pas d’autre choix que de suivre son mouvement. Je me trouvai alors collée à lui, son visage penché vers le mien, si proche qu’il aurait pu m’embrasser sans peine. Je n’osai bouger.

— Finalement… pas comme ça. Ce serait trop rapide et bien moins amusant.

Il me lâcha et je me reculai d’un pas, haletante.

— Déshabille-toi.

Articles similaires

Ne soyez pas timide, laissez un commentaire :)