Séraphin de Monllieu / Alexander Vlahos
Cantor/Le cheval

Mini contexte

Ce se situe au temps des mousquetaires. Séraphin engagé pour une mission croise la route de la célèbre Milady de Winter qui, apparement a été engagée dans les mêmes buts mais par une partie adverse.

Extrait alors que, chevauchant côte à côte, ils sont arrêtés par trois voyous.

Ah ! Je dois avouer que je ne m’attendais pas à moins de la part de cette chère Madame de Breuil. À la hauteur de sa réputation. Nullement inquiété, je m’en amusais presque du haut de mon cheval à voir la mine étonnée de celui qui se retrouvait à loucher vers le canon qu’elle pointait sur lui.

Sans aller jusqu’à dire qu’il fut hors d’état de nuire, mais du moins tenu en respect, ce fut son acolyte qui, dans je ne sais quel éclair de génie, tenta tout de même et malgré mes recommandations de se saisir de la bride de mon cheval. Mais, ne l’avais-je pas prévenu ? Croyait-il que je plaisantais ? Ma foi non, ai-je la tête d’un menteur ? Non, ne répondez pas à cette question… Mais cette fois, ce n’était pas le cas et Cantor lui croqua les doigts plus vite qu’il n’en fallut pour que je puisse l’avertir à nouveau.

L’homme hurla, tant sous l’effet de surprise que de la douleur certainement. Je pouvais presque l’en plaindre, les tendons mis à mal lui rappelleraient notre bon souvenir un long moment. Il se recula, se tenant la main et me gratifiant tant mon cheval que moi-même de quelques qualificatifs peu aimables.

– Ne vous avais-je pas averti ? Il faut toujours se méfier des étalons, surtout de pures races, ils ont fichu caractère.

Mais il ne voulut s’en tenir la et malgré sa main blessée s’approcha trop prestement pour que je compte lui laisser le temps de se venger de ma monture. Qu’espérait-il au juste ? Mis à part de me voir tirer sur les rennes afin de me tourner suffisamment et lui asséner un coup de botte au visage qui l’envoya en position assise sur le pavé. Un nez, une main. Deux points à zéro.

– Mais plus encore se méfier de leur cavalier. Ç’aurait été avec plaisir de vous dépanner de quelques sous, mais ma bourse est vide et la galanterie m’impose de ne jamais laisser payer une dame. À présent messieurs, assez joué, laissez-nous passer.

Mais j’avais déjà assez perdu de mon temps et afin d’appuyer mon souhait de vouloir poursuivre notre route, je sortis mon mousquet, mettant en joue le troisième larron.

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