Participation au concours « Avant l’écriture » organisé par Perlemu sur Wattpad.

Thème de Mai : Personnage – Méchamment caricatural

Résultats : second (sur 3).

PS: il s’agit du « vilain » de Docteur Gray.


Nom
 : di Agostino.

Prénom : Lugosi.

Surnom : surnommé “le maître” car on le devine être celui à l’origine des vampires reconnus dans le Londres contemporain de l’histoire. Il est le seul à pouvoir les “créer”.

Âge : 208 ans.

Date de naissance : 4 juin 1808.

Sexe : masculin.

Métier/études : sciences, lettres, philosophie. Il eut le temps vu son âge de s’adonner à l’étude de plus d’une matière.

Nationalité : italienne.

Résidence : un hôtel particulier à Venise, un manoir en banlieue de Londres.

Signe particulier : parle l’italien (dont le patois sicilien de sa région natale), l’anglais, un peu de français.

 

Lugosi di Agostino est un vampire. Il est né comme tel et possède donc (selon les hypothèses émises pour l’histoire dans laquelle il apparaît), le pouvoir de transformer des humains en vampires.

Né dans un obscur village de Sicile. Reclus durant son enfance et son adolescence au sein d‘un manoir hautement gardé et dissimulé des regards indiscrets dans une propriété boisée. Sa vie ressemblait à celle d’un appauvri demeuré à vivre de force dans les ruines n’étant plus que l’ombre de la grandeur d’antan de sa famille. Ne survivant que de petites chasses parmi la faune locale tant animale qu’humaine, en fait l’image d’une totale déchéance à ses yeux et dont ses parents se contentaient pourtant. Il eut très vite goût pour ce qui lui manquait tant, le luxe et quitta les siens, ne s’en préoccupant plus ensuite, voyageant jusqu’à trouver ce qu’il qualifiait d’être “la città più bella del mondo”. Autrement dit, la plus belle cité du monde, Venise.

Demeuré très longtemps discret, mais indéniablement pauvre, ne survivant que grâce à ses chasses visant quelques touristes égarés, il comprit avec le temps que l’argent et le pouvoir pouvaient devenir ses plus grandes alliées. Car celui qui possédait cela à grande échelle pouvait tout. Y compris s’afficher à la face du monde comme le vampire qu’il était. Pourtant il continua à agir dans l’ombre. Proposant cette immortalité convoitée par les humains contre ce qu’il convoitait. À force de posséder richesse et passe-droits infinis, ses victimes étant choisies avec soin au sein des hautes sphères, il en vint à se blaser de tout. Excepté une chose : le jeu. Et pas n’importe lequel, les paris, le quitte ou double.

Rien selon lui, ne pouvait rivaliser avec l’excitation provoquée lorsqu’une vie, un honneur, une vertu ne tenaient plus qu’à un fil. Et il s’en amusait lui-même, à provoquer le destin quitte à assumer sa perte. Jusque-là, il n’avait pas eu à le faire.

Il maestro découvrit un jour qu’il existait une autre espèce que les humains, tout aussi fabuleuse que lui, mais dont les représentants s’étaient regroupés de façon naturelle à travers les îles britanniques plutôt qu’ailleurs dans le monde. Les changelins. Leur sang se révélant comme le plus doux des nectars auquel un vampire pouvait aisément s’accoutumer, telle une drogue. Il comprit également que certains changelins, plus que d’être considérés comme de succulents desserts pouvaient accroître ses capacités physiques et régénératrices. Il se mit alors en quête de ceux-ci.

Son goût immodéré pour le sadisme et le jeu poussèrent au suicide ceux qu’il parvint à dénicher. Jusqu’au jour où il enleva une jeune touriste française répondant au nom de Manon. Celle-ci tint bon et devint, année après année “il fonte”, la source de sa toute-puissance.

Dans un élan de mégalomanie à la limite de la folie, il souhaita user de celle-ci, et s’exila avec elle ainsi que ses succubes, sortes de gardes du corps tout aussi féroces que lui-même, vers Londres. Le centre névralgique pour ce qui était des territoires changelins. La chasse pouvait commencer, des troupes d’élite constituant sa petite armée furent formées, des politiciens solidarisés de gré ou de force, la presse corrompue. Révélant au jour l’existence des vampires et les faisant voir tel des êtres désireux de vivre simplement alors que dans l’ombre et étouffer par les médias, ce n’étaient que massacres.

Et son ascension aurait pu être sans faille s’il n’y avait eu quelques changelins alliés aux humains se rebellant contre ses projets. L’un d’eux en particulier qui, par vengeance et afin de libérer la source de son emprise, causera sa perte.

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Lugosi est un mégalomane, sadique et joueur. Il souhaite cependant passer pour un philanthrope, voire même une victime de l’apartheid anti-vampire naissant à Londres. Oubliant quelque peu que lui-même assassine et transforme bien des citoyens, parfois contre leur gré pour parvenir à ses fins.

Son désir de puissance est sans fin, mais il se contente de ce qu’il a amassé avec les années, ceci lui permettant de vivre largement et de contrôler les sphères politiques ainsi que les médias de la capitale.

Sa folie le pousse parfois à jouer avec sa propre existence, risquant de tout perdre ou d’être détruit.

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Physiquement, il fait une taille honorable de 71,6 pouces (1,82 mètre) pour un poids de 187 livres (85 kilos). Ses cheveux sont châtain foncé, longs et souvent coiffés en catogan. Un visage plutôt carré, allongé au menton plat. Ses yeux sont étroits et bleu sombre.

Depuis qu’il le peut, il ne porte que des costumes coupés sur mesure et de grande marque, imposant directement son charisme malsain. Tour à tour hautain, cynique, plaisantin, faussement empathique lorsque le besoin s’en fait sentir. Un regard attentif, croisant ses yeux dont il ne peut masquer la lueur de folie qui les éclaire vous ferait froid dans le dos.

Maitre Lugosi ne se sépare pratiquement jamais de deux objets, surtout depuis son arrivée à Londres. Une canne en bois précieux et a pommeau d’or représentant une tête de lion. L’on dit qu’elle date du siècle dernier, qu’elle fut sa première acquisition de prix, symbole de son ascension sociale. Ainsi qu’une laisse à chien. Celle-ci étant employée afin d’asservir sa captive et lui rappeler sa situation, une esclave à son service.

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